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De quoi ça parle ? :

Durant la seconde guerre mondiale, 3 rescapés d’un navire hôpital anglais sont secourus par un sous marin de guerre américain.

Un peu d'histoire :

David Twohy a fait ses armes sur l’écriture des scénarios de Critters 2 en 1988 (aie aie aie), de Wateworld en 1995 (ouille ouille ouille), de GI Jane en 1998 ou encore du Fugitif (93). Below est, quant à lui, sorti en 2003

Que du trivial :

Passionné par l’univers des sous-marins, Darren Aronofsky, le scénariste du film, avait envie d’écrire un huis clos angoissant qui se situerait dans un endroit confiné. La confrontation d’un groupe avec trois étrangers dans un sous-marin était précisément ce qui intéressait le réalisateur de Pi.

Le livre que Claire ramasse est un recueil des écrits de Shakespeare. La page est ouverte sur « Macbeth », l’histoire d’un fantôme vengeur qui hante son meurtrier.

Holt McCallany a appris plusieurs figures de yoyo pour étoffer le personnage de Loomis. Durant le film, il effectue ainsi le « Walk the dog », le « Brain twister » et le « Around the world ». Son coach, Brian Cabildo, est crédité au générique de fin.

Note imdb (décembre 2008) : 6,2 /10 (7135 votes)

Avis partagés :

1° Berardo :

C’est un Berardo aux anges qui appréhende cette œuvre qui marie judicieusement deux ses genres favoris. Etant un inconditionnel du film de sous marin, quelle n’était pas ma joie au vue de la géniale idée de l’agrémenter d’une bonne dose de fantastique.

De plus, l’entreprise sied parfaitement à David Twohy, grand faiseur de cinéma bis devant l’éternel (la saga de Riddick, The arrival). Tout est réuni pour passer un bon moment devant son écran et je ne cacherai pas plus longtemps mon enthousiasme lorsque j’ai rangé le dvd dans son étui de protection après la vision du film.

Aux premières tensions émanant des confrontations guerrières du sous marin contre des bateaux à la surface, vont vite s’ajouter quelques éléments fantastiques liés à un secret qu’entretiennent quelques membres gradés de l’équipage. Au vu du pitch, on aurait parié que ce serait les rescapés qui amèneraient le danger mais c’est bel et bien dans le sous marin qu’un fantôme vengeur manifestera son courroux.

Un disque se place mystérieusement seul sur sa platine, des voix inquiétantes susurrées à travers les murs et d’autres étrangetés vont se répéter à travers le temps. Tout sera assez vite relié à une prétendue malédiction qui a pris son origine à la mort mystérieuse du commandant principal bien avant le repêchage des rescapés.

Bloqué au fond de l’océan, après une attaque de tentacules agrippeuses d’un vaisseau ennemi, l’équipage va être soumis à encore plus de malchance (accident lors de la réparation à l’extérieur, explosion due à une trop forte teneur en hydrogène de l’air de la salle des machines) et lorsqu’ils arriveront à se dépêtrer de cette situation, ce sera pour constater que leur gouvernail se trouvera bloqué, les menant inexorablement là où le commandant déchu veut les emmener.

Chacun ira de sa crise de folie. Que ce soit le nouveau commandant totalement paralysé par la peur ou son second qui prendra tout bonnement la fuite ( j’vous dis pas ce que cela donne à des milliers de mètres de profondeur !) quand son reflet à la glace ne fera plus preuve de simultanéité (superbe effet au passage !). Mélangez claustrophobie et frayeurs et vous verrez que la panique n’est jamais loin.

Pour moi, on est vraiment face à une réussite typique de film à petit budget et qui tempère ses effets afin de maintenir une ambiance pesante de bout en bout.

Ben oui le concept m’a emballé et le film m’a complètement enchanté en réussissant à renouveler un peu le film de sous marin qui à l’habitude ne se résume qu’en conflit tactique et en mutinerie de l’équipage.

Continuez ainsi Monsieur Twohy !

Ber

Note : 15,5/20

2° Olivier

Si le pitch de départ augurait du meilleur avec l’équipage d’un sous-marin confronté à une « horreur surgie des profondeurs » (Lovecraft n’est pas loin), il s’avère finalement que le pétard était mouillé. Rien de plus normal me direz-vous en pleine mer. La réalisation a beau être de bonne facture avec quelques scènes haletantes dans les coursives innombrables d’un sous-marin de guerre, on ne peut en dire autant du scénario, pourtant cosigné par le brillant Aronofski. Sans vouloir lever le voile sur un final décevant, il faut signaler que celui-ci converge vers un événement tragique survenu peu avant le début de notre aventure. Problème : cette tragédie n’est évoquée ensuite que par de brefs flash-back dénués d’émotion, au point tel qu’on se désintéresse rapidement du sort des malheureux protagonistes de ce qui pourrait passer de prime abord pour un fait secondaire. Le postulat fantastique ne sert par ailleurs qu’à justifier ce retour aux sources « spatio-temporel ». Là où l’on était en droit d’espérer quelques frissons en ces lieux où le silence, l’obscurité et l’isolement règnent en maître, on assiste à une débandade progressive de matelots poltrons et superstitieux devant des phénomènes paranormaux qui auraient à peine fait sourciller le moins bravache des Bisounours. Un film fort convenu en somme à réserver aux claustrophobes au dernier degré. Eux y trouveront peut-être leur compte. Pour les autres ce sera un coup dans l’eau !

Olive

Note : 11/20