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Genre : Horreur

Année : 1987.

L’histoire : Une troupe de comédien se retrouve enfermé dans un théâtre où sévit un tueur échappé d’un hôpital psychiatrique.

A propos du film :

Assistant réalisateur sur Ténèbres et Phenomena de Dario Argento, Soavi réalise ici son premier film.

Critique de Ber :

 Plutôt que de suivre les codes du Giallo, Soavi s’inspire du succès grandissant d’un autre genre aux Etats-Unis : le slasher. Si vous vous demandez si ce film tient toujours la route aujourd’hui, je pencherai pour une réponse par l’affirmative.

 Même si on peut ergoter sur un scénario parfois trop naïf (les deux comédiennes qui partent aux urgences d’un hôpital psychiatrique pour une cheville foulée ou encore la voiture de police postée devant le théâtre pendant le massacre), il faut bien reconnaître que c’est le genre qui veut cela. Son seul but étant de mettre à mal ses personnages pour qu’ils atteignent des overdoses en adrénaline.

Le film reste dans la moyenne du genre et c’est dans sa dernière demi-heure que Soavi va nous montrer l’étendue de son talent. On aura droit à un face à face entre le tueur au masque d’oiseau et la dernière survivante. Le réalisateur prend enfin le temps d’instaurer une ambiance délétère avant l’affrontement final. Le croquemitaine, jouant un ballet macabre et onirique avec les corps mutilés de ses victimes, mettra sous tension extrême la rescapée et par la même occasion le spectateur.

Même si l’épilogue est ultra classique, le film tire son épingle du jeu grâce à sa troisième partie et à son traitement gore comme les italiens savaient si bien le faire à l’époque.

Sans être un chef d’œuvre ultime, Deliria (titre original du film) est à conseiller à tout amateur d’horreur transalpin.

NOTE : 14 /20

 Ber