Ze-Fantastique-Four

04 octobre 2016

7. Visite au BIFFF 2016

Curtain-Poster

Corpse-Of-Anna-Fritz-The-Poster

Green-Room-Poster

 

 

 

 

 

 

 

 

Curtain (USA) de Jaron Henrie-McCrea

Fatiguée de son rythme de vie, une jeune femme tente de repartir à zéro et emménage dans un nouvel appartement dont la salle de bain recèle un monstrueux secret : un rideau de douche qui ouvre sur une dimension parallèle…

El cadáver de Anna Fritz (Espagne) de De Hèctor Hernández Vicens

Anna Fritz, une actrice célèbre à la beauté troublante, vient de décéder. Trois jeunes garçons se faufilent jusque dans la morgue où Anna repose, afin de la voir nue. Fascinés par la beauté de la jeune morte, ils décident de lui faire l'amour avant ses funérailles.

GREEN ROOM (USA) De Jeremy Saulnier

Au terme d’une tournée désastreuse, le groupe de punk rock The Ain’t Rights accepte au pied levé de donner un dernier concert au fin fond de l’Oregon… pour finalement se retrouver à la merci d’un gang de skinheads particulièrement violents. Alors qu’ils retournent en backstage après leur set, les membres du groupe tombent sur un cadavre encore chaud et deviennent alors la cible du patron du club et de ses sbires, plus que jamais déterminés à éliminer tout témoin gênant…

 

Avis:

Le programme était alléchant. Pourtant, à posteriori, il faut bien avouer que je sors un peu déçu de notre sempiternel Bifff-day. La faute peut être à des espérances un peu trop hautes en ces lendemains d'attentats terroristes bruxellois. Car on a tous faim de gaudriole, teintée de succédané d'hémoglobine, en ce printemps de tous les dangers.

Si on veut résumer succinctement, on s'est retrouvé face à un (très) bon petit film sans prétention. Puis à une sorte de resucée de « petit meurtre entre amis » (alors qu'on avait fantasmé une relecture du mythe du zombie sexy et vengeur). Pour finir sur une note prenant les attraits d'un « film de siège » bancal. Pas très glorieux tout çà….Je crois qu'il est temps d'un peu creuser cette addition pas très racoleuse.

Qui eût cru que le premier métrage, presque ajouté à la dernière minute, allait se révéler être une petite pépite bien taillée pour notre cher festival bruxellois ?

Car c'est armé d'un pitch très peu enjôleur que Curtain s'invitait chez nous. Au menu, juste une infirmière qui s'est mise en disponibilité et un appart miteux où seul un enchaînement de sifflage de bières bon marché permet à l’héroïne de ne pas trop penser à sa morne condition.

L'élément perturbateur prendra la forme d'un rideau de douche qui aura la fâcheuse tendance, à peine installé, à se volatiliser dans le néant ! Rien de bien folichon me direz vous. Mais le pragmatisme du benêt de service, qui prend ici les traits d'un collègue de la nurse, va pousser le film vers un souffle fantasmagorique qu'il ne quittera plus jusqu'à la dernière minute. Grâce à un humour assez omniprésent et un bestiaire de seconds rôles très bien sentis (cela va du concierge « à qui on ne ne la fait pas » à un trio d'illuminé persuadé d'être investi d'une mission divine). Jouissif. Et ce n'est pas la sorte de graine d'alien qui va venir poindre de son nez qui va le moins du monde tirer le film vers le bas.

Pour moi, le film se veut un hommage à les quelques excellents épisode d'X-files estampillés « Freaks of the week ». Et même si on peut lui trouver peut-être un léger manque d'ambition, le film a le mérite de faire le job dans les limites qu'il s'est imposées ! Respect !

Lorsqu'on choisit un métrage espagnol, on se dit qu'on ne prend pas beaucoup de risque. Tant les ibères ont apporté au genre ces dix dernière années. Malheureusement pour nous, cela ne peut pas rire à tous les coups. Maintenant, si on attribuait la palme «du film qui se pose là où on ne l'attendait pas » ; El cadáver de Anna Fritz obtiendrait l'or. On avait tous imaginé, au vu du pitch, que la nana sexy allait se rebiffer après avoir été honteusement violée alors que son cœur était arrêté ! Ben oui, on la voyait déjà revenir en mode « Walking dead » avec un appétit féroce. Un appétit monstre quelque part entre une ripaille de chair vengeresse et une cruauté emprunte de sexe débridé. Que nenni !

En réalité, on est face à un (semi) survival (ben oui, la fille n'était pas morte en fait!) où la victime s'échappe en mode slow motion. (elle a les muscle un peu rigidifié quoi) Et puis, quand elle a un peu repris du poil de la bête, elle reussira à manipuler un chouia le trio pour nous offrir une sorte de jeu de massacre dans un endroit confiné. Donc du pas très original dans un périmètre des plus étriqués en plus.

La tension psychologique n'est que très peu palpable et on finit assez vite par se lasser du destin de nos cocos espingouins. Encore un film qui va vite tomber dans les oubliettes du Palais des Beaux-Arts…

C'était déjà auréolé d'un certain succès d'estime (Blue Ruin) que Jeremy Saulnier venait présenter son dernier-né, Green Room. Une certaine attente semblait animer la salle, une attente totalement absente pour moi car n'ayant pas vu sa pépite de film de vengeance précitée.

Donc, ma déception n'en sera que plus modérée. Car de ce bad trip vécu par une petite bande de rockeur punk, je n'en retiendrai qu'un embrouillamini de situations hasardeuses parce que on a du mal à bien comprendre les enjeux précis des actes des Skinheads. C'était peut-être dû à la fatigue (j'en doute) mais je suis resté assez hermétique à cette intrigue qui n'avance jamais et qu'on devine finir dans un bain de sang tel un Dix Petis Nègres stylisé et moderne

Quand on additionne le tout (le sentiment de déjà-vu et le côté foutraque) et qu'on l'assaisonne d'une petite dose de ridicule (la caméra qui épouse sporadiquement le point de vue d'un chien!), on ne peut que constater le naufrage artistique.

Le Bifff, et nos yeux, ne méritaient pas çà…

Ber

 

 

 

 

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10 avril 2015

6. Visite au BIFFF 2015

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Mister Babadook (AUS) de Jennifer Kent

Depuis la mort brutale de son mari, Amelia lutte pour ramener à la raison son fils de 6 ans, Samuel, devenu complètement incontrôlable et qu'elle n'arrive pas à aimer. Quand un livre de contes intitulé 'Mister Babadook' se retrouve mystérieusement dans leur maison, Samuel est convaincu que le 'Babadook' est la créature qui hante ses cauchemars. Ses visions prennent alors une tournure démesurée, il devient de plus en plus imprévisible et violent. Amelia commence peu à peu à sentir une présence malveillante autour d’elle et réalise que les avertissements de Samuel ne sont peut-être pas que des hallucinations...

Haemoo (Corée du Sud) de Sung Bo Shim

Capitaine d’un bateau de pêche menacé d’être vendu par son propriétaire, Kang décide de racheter lui-même le navire pour sauvegarder son poste et son équipage. Mais la pêche est insuffisante, et l’argent vient à manquer. En désespoir de cause, il accepte de transporter des clandestins venus de Chine. Lors d’une nuit de tempête, tout va basculer et la traversée se transformer en véritable cauchemar…

 

From the dark (IRL) de Conor McMahon

Mark et Sarah partent en vacance en irlande La nuit tombant doucement sur la lande il décident de marcher dans la boue jusqu’à la ferme la plus proche, où un fermier solitaire les accueille sans le moindre enthousiasme. Au bout d'un court moment, Mark et Sarah vont finir par comprendre qu’ils représentent les pompes à nectar d'un vampire et que ce dernier fuit la lumière comme la peste.

Avis:

Le menu sera varié cette année. Trois films issus de trois continents différents. De quoi alimenter avec raffinement nos appétits toujours grandissants en bobines fantastiques. Trois longs métrages, qui, espérons-le,  auront la capacité d’étonner  nos mirettes devenues échaudées avec le temps…

Pourtant, à y regarder de plus près, force est d’avouer qu’il y a une certaine logique dans le choix des films. Logique totalement absente lorsque j’ai épinglé ce programme précis. C’est donc mon inconscient qui a du prendre les commandes pendant que moi, je recherchais simplement d’alléchants synopsis …

En effet, il y a comme un fil rouge tout au long de notre randonnée filmique. Un parfum d’isolement, prenant par moment des atours clausrophobiques, inonde l’ensemble des trois métrages visionnés.

C’est criant dans Mr Babadook avec ce cocon familial dans lequel est englué Amélia et son fils Sam. Cette mère courage  doit faire face à un enfant (que je qualifierai de difficile) et pour lequel elle voue un amour fusionnel et beaucoup trop protectionniste. L’arrivée d’un croquemitaine ne va pas arranger leur situation familiale désastreuse !

Déjà qu’ils ne croulaient pas sous les invitations vu leur potentiel « déconnade » assez limité, les deux malheureux vont finir cloitrés chez eux, hanté par ce Babadook. Esprit frappeur qui a décidé de quitter l’étroitesse de son livre d’image. L’incrédulité de la maman face aux terreurs nocturnes de sa progéniture va vite se muer en un déchainement d’une Amelia totalement sous le joug du croquemitaine. S’ensuivra deux ou trois scènes cultes où elle dira (enfin ?) les quatre vérités à son fils !

Film de facture assez classique qui se démarquer grâce à une très bonne interprétation des deux héros maudits. On pense très souvent à Freddy(Mr Babadook agissant presque exclusivement via des cauchemars) sauf qu’ici, la bête sera finalement domptée, chose qui aurait tout de suite tué dans l’œuf les probabilités de franchises à Elm Street !

Malgré des CGI un peu trop pixellisé quand le Babadook se déplace de tout son long, on a droit à quelques frayeurs bien senties lorsque ses apparitions se font sporadiques. Ce qui donne, au final,  un certain cachet à ce film sans prétention.

La première partie de Haemoo prend la forme d’un film comme tous les autres. Via une plongée dans une Corée du Sud populaire et plus précisément dans le quotidien d’une poignée de pêcheurs qui sont loin de rouler sur l’or. La mise en place est assez longuette mais j’avoue que cela se laisse suivre sans déplaisir.

Le film se base sur un fait divers réel où un capitaine d’un chalutier proche de la faillite accepte de transporter des refugiés illégaux chinois. Et c’est à ce moment là que le huis-clos va s’installer, nous happant par la même occasion dans un jeu de massacre inexorable suite à un accident mortel tuant l’ensemble des migrants. Sujet ô combien actuel pour nous européens  avec tous ces navires qui s’échouent au large de la Sicile.

Se posant en thriller sanglant, Haemoo remplit très bien son cahier de charge entre dépeçage de corps devenus encombrants et rivalité intestine qui se règle avec effusion de sang. Maintenant, cela ne casse jamais vraiment trois pattes à un canard et le final, qui se déroule quelques années après la tragédie, provoquera une levée de bouclier sentimentale (n-est-ce pas Priti ?) devant les vestiges de la relation qui unit les deux survivants du naufrage…

La dernière tranche horrifique de la journée utilise allégrement tous les codes du film d’horreur classique. Tout y passe : le couple parti en escapade amoureuse, le détour impromptu qui engendrera un isolement bucolique, la nuit qui tombe et la voiture en panne, le réseau gsm inexistant et la proximité d’une ferme semblant vivre en autarcie (habitée par un pauvre fermier qui a réveillé par mégarde un vampire séculaire !), la fille qui va se trouver des instincts de survie inattendus… N’en jetez plus ! Pour l’originalité, on repassera !

Maintenant on peut quand même défendre From the dark en arguant qu’il délivre quand même une marchandise pas si avariée. L’ambiance poisseuse est assurée avec cette ferme décrépie, théâtre quasi unique des événements, et grâce à quelques saillies inventives du scénario (la lampe de chevet, comme arme archaïque, déplacée au gré des prises de courant). Le mano a mano entre le couple et le fermier-vampire réserve quelques moments de frénésie dans l’action et est agrémenté de l’un ou l’autre rebondissement  (le garçon qui vire ou pas vampire suite à une blessure).

On est donc face à un film bien tassé  mais qui jamais n’apporte la moindre plus value  face aux innombrables films sortis dans la même veine. Sa vision reste ma foi assez agréable mais de là à perdurer dans la mémoire au fil des ans…j’en doute.

Ber

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11 septembre 2014

5. Visite au BIFFF 2014 (part.2)

ocu

Oculus de Mike Flanagan (USA)

 

Synopsis :

Une femme tente d'innocenter son frère, accusé de meurtre, en démontrant que le crime est dû à un phénomène surnaturel.

Avis partagés:

J’ai tripé sur :

- Le clin d’œil scénaristique, peut-être juste fantasmé par moi, sur le sixième volet d’Amytiville (l’obscur Amytiville Darkforce sorti en direct to dvd), réminiscence pour moi des cultes vendredis soirs frissons d’RTL TVI.

Le premier face à face, dans le présent, entre l’héroïne et le miroir maléfique. Cela donne lieu à un monologue crédible et chargé d’une véritable tension émotionnelle. On croirait vraiment qu’elle se confronte à un personnage à part entière. Bluffant.

La très bonne mise en scène du cinéaste qui s’est prêté à un jeu habile en faisant s’imbriquer scène du présent, flashback et situations hallucinées créées par le miroir. Un tour de force !

 

J’ai tiqué sur :

- On voit arriver, gros comme un camion, qu’un des héros va se faire empaler par la grosse hache installée en vis-à-vis du miroir,

Lorsque le scénario a révélé tout son jeu, le réalisateur étire inutilement son film, tentant encore de nous en mettre plein la vue. Futile.

Autopsie :

Sans être un chef d’œuvre absolu, Oculus se révèle être parfait pour une séance sèche au BIFFF. Il créée une sorte d’unanimité du public  avec un scénario assez mainstream combiné à une réalisation assez ingénieuse.

 

Ber

 

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15 avril 2014

4. Visite au BIFFF 2014 (part.1) le 9/04/14

 

Avant propos:

Je n'ai malheureusement pas pu me rendre à cette journée pour une sombre histoire de soutien physique à ma moitié qui, en cette période là,  approchait plutôt mon gabarit, et ce dans un état on ne peut plus physiologique.

Ayant concocté moi-même le programme du jour, mes deux larrons en frère (et non "en foire") m'ont fair vivre l'événement dans le plus pur style Gonzo : par sms interposés, ils m'ont fait goûter au plus près à leur impression à chaud. A peine le générique de la séance terminé....

J'ai d'ailleurs déjà reçu deux sms d'Olivier bien avant le début du premier film. Texto qui confirmait que le Bifff n'a pas failli à sa réputation de grand bordel foutraque organisationnel:

- "4 pers devant nous, 2 hotesses et on attend depuis 10min. Ca commence bien!"

- "J'ai acheté les 6 tickets d'un coup, et mnt problème au bar!"

 

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Haunter de Vincenzo Natali (Canada)

Synopsis :

Les journées de Lisa se répètent, jours après jours… Lorsqu’elle découvre que sa maison a été le théâtre d’une série de meurtres non élucidés, elle va tout faire pour échapper à cette spirale sans fin…

 

Oli : "Pitch classique mais intrigue bien développée. Avec David Hewlett en prime. Sympa."

Laurent : "L'histoire tournait trop en rond et tirait en longueur. Ellipse narrative sur la fin, abrégeant le recit qui aurait mérité un final mettant le temps en suspension à la manière de 'Triangle'."

 

 

 

 

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Charlie Countryman de Fredrik Bond (USA)

Synopsis :

Complètement déboussolé après le décès de sa mère, Charlie décide de suivre son instinct et de partir pour Bucarest. Dans cette ville survoltée, il tombe amoureux de la très énigmatique Gabi. La jeune femme est malheureusement épiée par son ex, Nigel, un dangereux criminel qui n’est pas prêt à la laisser partir avec un autre. Mais Charlie, lui, est plus que jamais déterminé à gagner son coeur quitte à se sacrifier par amour.

Oli : " Thriller loufoque très drôle. Et une excellente anecdote à te raconter!"

Laurent: " C'était plutôt un film d'amour, avec des sentiments. Et comme chaque année au 2ième film, j'ai failli me faire entarter."

puti

 

Puti de Mike Alcazaren (Philippines)

Synopsis :

Amir Luna est un faussaire a succès. Il se fait beaucoup d'argent en vendant ses faux tableaux au marché noir. Mais sa vie change quand il est impliqué dans un accident de voiture avec son fils de 8 ans. Amir survit à l'accident, mais souffre d'une blessure à la tête qui le rend daltonien. Son fils est dans le coma. Son monde s'écroule alors qu'il tente de surmonter cette double tragédie.

Oli m'envoie le sms en plein milieu du film: " C'est chiant"

Laurent : " Mon avis pour le troisième film : Vivement Oculus jeudi prochain!"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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05 septembre 2013

19. Edgar Poe chez les morts-vivants de Antonio Margheriti

edgar

Genre: Château hanté

Année : 1971

Durée : 102 minutes

L'histoire : Au siècle dernier, un journaliste accepte un pari avec Edgar Allan Poe. Celui consiste à passer une nuit dans le château hanté de Lord Blackwood lors de la nuit de la fête des morts…

A Propos du film : Inspiré d’une nouvelle de Poe (Night of the living dead), le film est un remake de « Danse macabre (1961) » du même Margheriti.

Ce « Edgar Poe chez les morts-vivants » est également connu sous le tire « Les fantômes de Hurlevent ».

Avis :

Il était un temps où les italiens régnaient en maître dans l’horreur. Pour conquérir le marché anglo-saxon, ils utilisaient des pseudos (ici Margheriti signa le film sous le nom d’Anthony M. Dawson) et se servaient de l’Angleterre comme terrain de jeu pour leur histoire horrifique.

Tout débute bien ici. Un Poe un poil dérangé du ciboulot ouvre le film. Klaus Kinski, halluciné au possible, prête ses traits pour investir le corps de l’auteur américain. L’arrivée d’Alan, le journaliste, en terre hostile est aussi remarquable. Entre la traversée d’un jardin sordide (des pierres tombales ornent les parterres) et l’entrée dans le lugubre château avec son architecture baroques et ses milliers de craquements suspects, le spectateur est entraîné juste là où le veut le cinéaste : au frontière de l’indicible !

Alan découvrira alors les nombreux hôtes de la demeure : deux jolies jeunes femmes, un soupirant nerveux ou encore un illustre médecin. Ces fantômes, vous l’aurez bien sûr compris, vont faire rejouer, pour notre héros, un passé dramatique dans lequel il aura un rôle obscur à jouer. Ou bien n’est-ce là qu’un jeu pour porter atteinte à sa santé mentale ?

Le drame à proprement dit est assez peu attrayant au final. Cette simple histoire de cocufiage qui vire au déchainement meurtrier est le gros point faible du scénario. On s’ennuie un chouia durant tout le déroulé du flashback grandeur nature.

Le film embrassera au final le mythe du vampire (le sang des vivants redonne vitalité aux fantômes) et le sort réservé au héros est, quant à lui, assez délectable (même si c’est un peu téléphoné pour le fan un tant soit peu attentif). La cupidité  d’Alan et son triomphalisme prématuré auront raison de lui.

Tout cela a forcément l’air décati à l’écran mais si on se donne la peine de se laisser happer dès le départ, l’âge de la bobine ne se ressent plus du tout. Encore deux choses à noter. D’abord la bonne idée scénaristique qui voit le médecin étudier les activités des fantômes, continuant même lorsqu’il en devient un lui aussi ! Et la présence de la marquise des anges (Michèle Mercier of course) à la distribution.

Un bulletin pas si mauvais pour ce film de facture ultra classique sans la moindre effusion de sang. 

Note : 13,5/20

Ber


BRIC-à-BRAC N° 20 : La peur venait d'Italie....

quatre_mouches

 

 

En ce rentrée scolaire 2013, je vs propose une petite thématique "cinéma italien d'antan"

Pour l'occasion, je déterrerai qques bobines issues du vivier transalpin qui, au point de vue quantitatif, était passé maître-artisan dans la filière horrifique...

On aura droit, dans le désordre, à deux métrage de Antonio Margheriti (La vierge de Nuremberg, Edgard Poe chez les morts vivants), un giallo de Tonino Valerii (Folie meurtrière), le premier film de Michele Soavi (Bloody bird), un Mario Bava (Opération peur) et le Chat noir de Fulci.

Bon appétit!

 

Ber

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04 mai 2013

9. Fantastic Night 2013 (Bozar Bxl) le 6/04 dès 23h....

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Mamma de Andy Muschietti (Canada-Espagne)

Synopsis:

Deux petites filles ont disparu dans les bois le jour où leurs parents ont été tués. Quand elles sont sauvées, des années plus tard, et qu’elles commencent une nouvelle vie, elles découvrent que quelqu'un ou quelque chose cherche encore à les border pendant la nuit.

Avis:

Je me demande bien si les ghost story, genre ô combien à la mode depuis l'avènement du  "Sixth Sense" de Shyamalan, a encore quelque chose à apporter au film d'horreur. Ici, on sent bien un soin apporté à tous les ingrédients indispensables quand on s'attaque à pareille entreprise (une intro qui file la pétoche, une photographie classieuse, des effets de manche ne manquant pas de susciter le sursaut). Mais lorsqu'on gratte un peu le vernis, ce qui nous saute aux yeux est bien moins agréable : un fantôme trop numérisé sur les gros plans, des seconds rôles inutiles, quelques incohérences de scénario et de trop bons sentiments entourant le personnage de Jessica Chastain). Et que dire de la scène conclusive qui est tout bonnement IN-TER-MI-NABLE! Au delà de tout le foin promotionnel à l’aube de la sortie du film (comme si le verbatim "Guillermo Del Toro presents" était gage de réussite ), moi je ne retiendrai que cela : beaucoup de bruit pour rien...

Ber

Bon film de fantôme qui passe par tous les codes du film de fantôme. Un peu trop même, car il en résulte quelques incohérences et un rythme trop lent vers les 3/4 du film, pourtant la toute fin est intéressante et aurait méritée d'être mieux amenée.

Arnaud (3/5)

Après un steak (saignant il va sans dire) au Paon Royal (un peu de publicité gratuite en ces temps de crise ne peut faire de mal), retour aux Beaux-Arts dans une salle principale surexcitée. Dans ces conditions assourdissantes propres à la branche bruxelloise du BIFFF difficile de juger la bande-son ou la diction des acteurs. On se raccroche donc aux sous-titres et à la franche rigolade générale, peu propice s'il en est à la vision d'un film de fantômes et d'atmosphère comme Mama, dont l'évocation seule déclenchait des envolées lyriques sur l'air de Bohemian Rhapsody. Si on peut imaginer que dans sa première partie Mama puisse filer les miquettes par une nuit sans lune dans une cabane au fond des bois avec ses phénomènes surnaturels consécutifs à la découverte de deux jeunes sauvageonnes dans cette même cabane, il en est tout autrement une fois le "mystère" éventé. Certes les effets spéciaux sont bien fichus (un minimum) et la réalisation n'a rien d'honteux mais Mama sent le moisi et semble ignorer que depuis Ringu on a appris à se méfier des spectres à longs cheveux.

Olive

 

 

 

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John dies at the end de Don Coscarelli (USA)

Synopsis:

John et Dave, deux jeunes losers attachants, vont tester le pouvoir d’une drogue surpuissante, la "Soy Sauce" (la sauce soja), et découvrir une réalité alternative peuplée de démons...

Avis:

J’me doutais bien qu’un film aussi prometteur sur papier pouvait engendrer des réactions qui pouvaient varier du tout au tout. Ce qui rend le naufrage encore plus total, c’est que cet OVNI était tout de même entre les mains de Don « Bubba Ho Tep » Cosacrelli. Parce qu’il est bien question de naufrage ! Impossible à suivre dès les premières secondes, le film se vautre dans d’incessants flashbacks ultra bavards. En résulte une céphalée carabinée qui se transforme vite en sommeil réparateur…

Ber

Je n'ai toujours pas compris ce que le réalisateur a voulu faire. Entre dialogues interminables (tantôt surréalistes, tantôt logique) et steak tartare ketchup mayo... Impossible à coter pour ma part. Spoiler alert : en fait John meurt avant la fin... Ou pas... Pffff j'ai rien compris !

Arnaud ( ?/5)

Le film zarbi de la soirée car il en faut toujours un. J'avouerai même qu'il m'est arrivé de fermer un œil (voire deux) un instant ou l'autre tant cette histoire paraissait abracadabrantesque et incompréhensible. Toutefois je serai probablement moins impitoyable que mes fidèles comparses. Jonh dies at the end n'est pas dépourvu de bonnes idées mais celle de le programmer à cette heure tardive et devant un tel public n'en était pas une. A revoir tranquillement dans son canapé une cigarette qui fait rire à la main.

Olive

 

 

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Fresh Meat de Danny Mulheron (Nouvelle Zélande)

Synopsis:

Profitant du transfert de Ritchie dans une prison de haute sécurité, Paulie organise son évasion avec l’aide de Gigi et Johnny. Vite rattrapé par une meute de flics enragés, le gang Tan n’a d’autre choix que de se planquer et décide de prendre en otage la famille Crane. Croyant maîtriser la situation ils ne se doutent pas que derrière la façade de cette famille bourgeoise se cache aussi une famille de cannibales.

Avis:

Il est clair que le film arrive en territoire conquis dès ses premières minutes. On se sent tout de suite à l’aise dans ce quartier résidentiel néozélandais où  la légèreté du propos fleure bon la déviance à venir. Mais la véritable bonne idée du film est bel et bien de venir juste après le délire pseudo-mystico-indigesto-nanaro-nawako de Coscarelli ! Car ici, une fois la situation installée (pitch d’ailleurs déjà milles fois vus !), le film ronronne « scénaristiquement » parlant  avec quelques fulgurances tantôt comiques (le gros asiatique habillé en sous-vêtements de jeune fille), tantôt gores (quelques scènes sanglantes tout à fait délectables). De plus, l’apologie du lesbianisme, traitée en filigrane, n’ose jamais vraiment dépasser les frontières du porno soft ! Un film tout à fait à sa place dans la nuit mais qui a profité de son positionnement pour maintenir un engouement public totalement surestimé selon moi !

Ber

Pour se remettre du vautrage précédent, l'histoire de bandits en cavale qui prennent en otage le mauvais pavillon de banlieue. Ici on ne s'ennuie pas a dialoguer... C'est steak haché ketchup mayo à volonté ! Avec quelques scènes cultes (avec un Q) on notera tout de même une certaine lenteur au moment ou la famille révèle son vrai visage... Heureusement à ce moment la scène du lait vient réveiller tout le monde !

Arnaud (3,5/5)

Après les cadavres putréfiés de « Zombie fever » place à la viande fraîche! Une bande de voyous en cavale débarque sans crier gare dans la belle demeure d'une famille respectable. A ceci près que la plupart de ses membres ont adopté le régime alimentaire de ce bon vieux docteur Lecter. Qui sortira vainqueur? Un slasher familial jouissif avec de jolies pépées, des flingues et quelques scènes borderline. Sympa.

Olive

 

Grabbers

Grabbers de John Wright (Irlande-Gbr)

Synopsis:

Quelque chose d’effrayant s’est produit sur les côtes d’Erin Island, un calme petit village irlandais. Des pêcheurs ont mystérieusement disparu, des baleines mutilées se sont échouées sur la plage. Seul un pêcheur continuellement ivre a échappé au danger. Les villageois vont en déduire que la seule façon de survivre, c’est de boire et d’être vraiment saoul.

Avis:

 

Cette péloche irlandaise est le dessert idéal à une nuit  fantastique. Armé d’un scénario pas alambiqué pour un sous, l’histoire se déroule sans baisse de rythme. A ces petites heures de la nuit, c’est sa linéarité sans faille qui pousse le film vers le haut. De plus les acteurs sont sympatoches, les effets spéciaux nagent en mode vintage classieux et la bonne idée de départ (la murge party salvatrice)  est utilisée à bon escient jusqu’à la fin. Que demande le peuple ?

Ber

Quand un monstre Alien envahit l'Irlande et que le seul moyen de lui échapper est d'avoir 2gr d'alcool dans le sang ... L'idée est bonne, pour un film de monstre assez classique au final. A noter tout de même des personnages très pittoresque, voire caricaturaux qui sont très amusant a suivre durant l'histoire.

Arnaud (3/5)

 

Une policière zélée va se mettre au vert (l'action se déroule en Irlande) dans un bled perdu où il ne se passe jamais rien jusqu'à l'invasion d'extraterrestres belliqueux et tentaculaires. Sous la houlette d'un inspecteur local buveur invétéré qui n'est pas sans rappeler le McNulty de The Wire, elle va apprendre à lutter efficacement contre ces envahisseurs allergiques à l'éthanol qui auraient mieux fait de choisir un pays musulman comme terre d'accueil. Une comédie sci-fi tout aussi sympathique et qui clôtura d'agréable façon cette cuvée 2013.

 

Olive

 

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28 avril 2013

4. Séance apéritive au BIFFF 2013 (le 6/04 vers 18H)

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Zombie Fever (Zomek Kahnkyah) de Kirill Kemnits (Russie)

Synopsis:

Ivan était supposé passer une soirée de rêve avec la ravissante Natalia. Mais voilà, une foutue météorite s’écrase et transforme la population russe en zombies ! Ivan se rend à l’évidence : il va devoir sauver le monde avant de passer à l'acte avec Natalia.

Avis:

La seule gageure de ce film a été d’apprivoiser les dialogues russes que je qualifierai de très peu engageant. Au-delà de cet obstacle, on se retrouve peinard, plongé dans un film de zombie comme on adore les ingurgiter. A savoir une bobine avec un scénario simpliste, des personnages caricaturaux à souhait et du sang qui tache plus que de raison. On excusera galamment les quelques faiblesses (des personnages féminins sous utilisés, une ou deux scènes manquées (remember la piscine)) pour complètement s'immerger dans les délires jouissifs du film (les scènes animées bien barrées, des séquences en mode  « jeux vidéo époque 8 bits » ou encore les élans érotico-suggestif lors de l’un ou l’autre morceau de bravoure). Du pur bonheur à l'écran jusqu'au final où l'honneur de l'entente américano-bolchévique est sauf! S'il fallait résumer ce film en un seul mot, je choisirai le vocable "FENDARD"!

Ber

Gros délire zombiesque russe avec pas mal de scènes cultes, le film est pas mal en décalage avec les canons du genre. Ici, la tête des zombies ninja tombe à la faucille et au marteau !

Arnaud (4/5)

La nuit tomba exceptionnellement tôt en ce samedi 6 avril puisque c'est sur le coup de 18h que nous entamions notre marathon nocturne (quasi) annuel sur le conseil fort avisé du sieur Arnaud, zombie avide de cervelle et d'hémoglobine parmi tant d'autres dans cette salle secondaire du Palais des Beaux-Arts. En effet, nous ne pouvions cauchemarder meilleure entrée en matière puisque Zombie fever parvient à renouveler le genre ô combien éculé du film de zombies à coups de trouvailles délirantes tout en délivrant son quota de fusillades sauvages et de morts-vivants éparpillés à travers toute la Sainte-Russie. Angles de vue originaux, raccourcis scénaristiques cartoonesques et vidéoludiques, zombies adeptes de karatéka ou de natation (Romero a-t-il jamais osé?) et humeur permanent et irrévérencieux (Poutine a-t-il apprécié?), Zombie fever, malgré un pitch convenu, surprend constamment jusqu'à un final en apothéose qui ne vaudra probablement pas au réalisateur Kirill Kemnits la reconnaissance éternelle de la Mère-Patrie.

Olive

 

 

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26 mars 2013

3. Visite au BIFFF 2012

incident 

The incident de Alexandre Courtes (Belgique-France)

Synopsis:

Washington, 1989. George, Max et Ricky sont des musiciens en herbe qui tentent vainement de percer avec cette niaque typiquement rock & roule ton joint. En attendant, comme ce ne sont pas leurs riffs de guitare qui vont payer le loyer, ils travaillent dans les cuisines d’un asile psychiatrique placé sous haute sécurité. Peu importe si l’endroit ressemble à un bunker nazi posé au milieu de nulle part, peu importe si la brochette de psychopathes sous sédatifs ne montrent aucune gratitude en recevant leur tambouille quotidienne, la paie est bonne et les risques minimes. Enfin, le risque zéro n’existe pas non plus, n’est-ce pas ! Alors, quand une tempête vient foutre en l’air tout le réseau électrique de l’asile, le dispositif de sécurité devient aussi efficace qu’un taser sans jus. Ce qui semble manifestement ravir nos boute-en-train frappadingues du bocal, puisqu’ils vont jouer à cache-cache avec les membres du personnel, façon je t’attrape, je te tue. Entre le carnage viscéral et la folie meurtrière, une chose est sûre : nos commis de cuisine risquent de faire Kafka dans leur froc…

 

Avis:

Issu du milieu du clip, le réalisateur français réussit, avec cette première œuvre, un petit film horrifique d’excellente facture. Les rockeurs nous sont tout de suite sympathiques, les chtarbés apparaissent directement menaçant et l’ambiance « huis clos sordide » est maintenue tout du long. Sans jamais sublimer le genre, le métrage distille de manière assez fluide son lot de frayeurs atmosphériques agrémentées de quelques fulgurances gores. Le cinéaste s’offre même le plaisir de clôturer sa bobine sur une scène ubuesque, ce qui n’est pas pour me déplaire. Pour faire court, ce film est une assez bonne surprise.

Ber

 

extraterrestre_nacho_vigalondo

 

Extraterrestrial de Nacho Vigalondo (Espagne)

Synopsis:

Quand il ouvre les yeux, Julio est sûr d’une chose : il vient d’expérimenter le black-out éthylique, la cuite ultime qui fait pousser les cheveux à l’intérieur du crâne. Il découvre alors un appartement qui n’est pas le sien et une créature de rêves, Julia, qui s’avale des Dafalgans comme une vulgaire boîte de Tic-Tac. Signe manifeste qu’elle aussi a levé le coude… avant de faire de même avec les jambes. Fort de sa gaule matinale, Julio aimerait bien remettre le couvert, histoire d’avoir un souvenir à jeun, mais Julia semble préoccupée par autre chose. Il y a something in the air, mais ce n’est pas de l’amour : Madrid ressemble à Silent Hill un dimanche d’hiver, les portables ne fonctionnent plus et, accessoirement, d’énauurmes soucoupes volantes ont remplacé les nuages dans le ciel… Julia panique, Julio nique pas et, moule sur la paella, le petit ami de Julia ainsi que leur voisin sociopathe décident de s’inviter à la fête. La rencontre du troisième type qui amène la pauvre femme au bord de la crise de nerfs, en somme…

 

Avis:

Même si le film épouse aussi, presque dans son entièreté, les contours du huis clos, on peut dire quand même qu’on navigue dans d’autres territoires que « The incident ». Ici, on est convié à une petite piécette de théâtre comique avec pour toile de fond une invasion extraterrestre. Suite à cette introduction, les limites du métrage sont d’ores et déjà balisées. Ce n’est pas que c’est mal fait mais on reste perpétuellement sur notre fin lorsqu’on s’était pris en pleine poire le superbe premier effort de Vigalondo (l’estimé « Timecrimes » et ses multiples voyages dans le temps). Tout est trop lisse jusqu’à l’appétit sexuelle de l’actrice Michelle Jenner (souvent gentiment dénudée). Cette particularité devait paraître subversive sur papier mais est totalement navrante  l’écran tant cela reste sur le ton de la comédie. En résumé, on ne passe pas un mauvais moment mais l’entreprise demeure futile et n’engendre pas le désir d’une seconde vision.

 

Ber

 

 

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05 février 2012

La pause qui s'impose!

stop_sang

 

 

Par manque de temps et de gnaque, je me vois dans l'obligation de stopper temporairement le blog.

Je remercie les gentils lurons qui ont participé à enrichir la case commentaire (Phil siné, Pricecranoir, Leatherface). Sans omettre le plus important de tous, Alice in oliver, qui a gracieusement garni mon site de ses avis éclairés sur tous ces films, nés sous la bannière du fantastique.

Ce n'est point un Adieu et j'espère recommencer à écrire lors de ma sempiternelle Nuit du bifff 2012, courant avril....

Allez Ciao les amis du bis!

Confraternellement

Ber

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02 février 2012

70. Armageddon

Affiche de 'Armageddon'

L'histoire:Une pluie de météorites s'abat sur un satellite américain et la ville de New York. La NASA, devant faire face à un astéroïde massif risquant de détruire la Terre, engage des foreurs pour faire exploser la menace de l'intérieur...

La critique d'Alice In Oliver:

Avec Armageddon, réalisé en 1998, Michael Bay s'attaque à un sujet intéressant: le crash d'un astéroïde de la taille du Texas sur notre planète.
Ce qui signifie également la fin de l'Humanité toute entière. Un tel scénario catastrophe est possible, d'autant plus qu'il s'est déjà produit par le passé, il y a 65 millions d'années, provoquant l'extinction des dinosaures, et qu'il se reproduira un jour ou l'autre. C'est d'ailleurs ce que nous dit Michael Bay dans le film.

Pire encore, des pluies de météorites sur New York alertent la NASA et les hautes autorités de l'arrivée imminente d'un astéroïde de taille massive.
Notre bonne vieille planète est en danger et l'astre meurtrier risque d'anéantir l'Humanité toute entière. C'est à partir de là que le scénario se gâte sérieusement et prend une tournure hollywoodienne, voire de véritable propagande américaine.

Armageddon

La solution a pourtant un nom, tout du moins, selon Michael Bay. Elle se nomme Bruce Willis, qui campe un grand spécialiste dans le forage pétrolier, un certain Harry Stamper. En dehors de Bruce Willis, Armageddon réunit également Ben Affleck (outch !), Liv Tyler, Billy Bob Thorton, Will Patton, Steve Buscemi, Keith David, William Fichtner, Owen Wilson et Michael Clarke Duncan.
Face à l'inévitable catastrophe, le directeur des opérations de vol de la NASA, Dan Truman fait appel à Harry Stamper.

Et oui, la seule solution est d'envoyer des astronautes dans l'espace, et plus précisément sur l'astéroïde. Une fois sur place, les astronautes devront creuser et placer une charge nucléaire pour faire exploser l'astre destructeur.
Hélas, dans la réalité, un tel scénario est totalement impossible. Rassurez-vous, je n'ai pas l'intention de faire un cours d'astronomie.
Toujours est-il qu'actuellement, nous ne possédons toujours pas la technologie pour faire face à une telle catastrophe.

Si cela devait se produire (et encore une fois, cela se produira un jour ou l'autre), faire exploser un astéroïde serait probablement la pire des solutions.
L'astre serait alors divisé en plusieurs météorites dangereux se crashant sur la Terre. En vérité, aujourd'hui, la solution envisagée serait probablement de dévier la trajectoire de l'astéroïde via l'utilisation d'une navette-robot.
Voilà pour la petite anecdote, mais revenons au film.

Armageddon

Le début d'Armageddon n'a rien de très original puisqu'il reprend la trame des Feux de L'Enfer d'Andrew McLaglen, à savoir l'histoire d'un spécialiste des extinctions des puits de pétrole et de ses rapports conflictuels avec sa fille et son futur gendre.
Dans Armageddon, Harry Stamper connaît des moments difficiles avec sa fille, Grace (Liv Tyler), amourachée d'un foreur casse-cou(illes) et intrépide, Albert (Ben Affleck).

Pour le reste, Armageddon accumule tous les poncifs du genre: humour foireux, acteurs en mode cabotinage (mention spéciale à Steve Buscemi), voire totalement à côté de la plaque (le pauvre Ben Affleck est vraiment à la peine), bons sentiments (le père fort en gueule mais au coeur d'artichaut) et évidemment, de nombreux effets spectaculaires. Sur ce dernier point, Michael délivre largement la marchandise.
Un peu trop peut-être. En même temps, c'est une habitude chez le réalisateur, toujours fier de déballer la technologie de pointe des américains.

Armageddon

Il suffit de prendre l'entraînement des astronautes en mission pour s'en convaincre. Encore une fois, Michael Bay déballe l'artillerie lourde: avions de chasse, fusée dernier cri et véhicules militaires surarmés font partie du menu fretin.
Tout cela est au service de l'Amérique sauveuse du monde qui envoie donc ses héros dans l'espace pour nous débarrasser du terrible astéroïde qui menace l'Humanité toute entière. Le scénario est évidemment sans surprise.
Evidemment, quelques héros américains... pardon, quelques astronautes connaîtront une fin sordide dans l'espace.

 

Mais pour nos héros américains... Pardon, nos astronautes sont prêts à se sacrifier au nom de l'Humanité, de l'espoir et de la paix.
A cet égard, Michael Bay en profite pour nous faire partager la soudaine admiration du monde entier: les différents peuples se réunissent, prêts à supporter les héros américains... Pardon (décidemment !), prêts à supporter les astronautes dans leur mission périlleuse. Et Bruce Willis dans tout ça ?
Bah, inutile de cacher la fin, prévisible à 50 kilomètres à la ronde. Ce dernier donnera sa vie pour l'Humanité, mais aussi pour sa fille et son gendre.
Finalement, Harry considère James comme son fils même s'il ne lui a jamais dit. Ce sera d'ailleurs sa dernière parole.
C'est beau, profond, mélancolique et le tout, porté par la magnifique (bleuark !) chanson d'Aerosmith, I Don't Wanna Miss A Thing.
Allez, tous en choeur:  "don't wanna close my eyes, I don't wanna fall asleep, cause I'd miss you baby, and I don't wanna miss a thing".

30 janvier 2012

18. Machete de Robert Rodriguez

Machete_Poster_International

Genre: Vendetta sanglante

Année : 2010

Durée : 100 minutes

L'histoire : Piégé par ses propres employeurs, l’ex-flic devenu mercenaire, Machete, fomente sa vengeance. Vendetta qui le mènera tout droit à Torrez, baron mexicain de la drogue qui a assassiné toute sa famille par le passé…

Avis :

On le voit arriver avec ses gros sabots le sieur Rodriguez !

Il va nous compiler, sur cent minutes, un scénario à tiroir presque pas tiré par les cheveux (on s’en fiche car on sait qu’on est dans du bourrin pur jus !), nous en mettre plein la vue à un rythme effréné (ça explose à tout bout de champs et ça décapite à tout va),  en incorporant quelques thématiques sérieuses (l’immigration et la politique véreuse).

Le problème de ce genre de cinéma c’est qu’on a jamais l’occasion de savourer le plat tant le menu est copieux. Car il ne faut pas se leurrer, on est face, ici, à une sorte de resucée du Kill Bill de Tarantino. Là où Quentin prenait le temps d’instaurer son ambiance, Rodriguez joue à précipiter les événements jusqu’à une révolution attendue des laissés-pour-compte mexicains. Même le duel final (Danny Trejo VS Steven Seagal) est torché en un éternuement ! Pire encore, la dernière image du film est un copier-coller de la scène finale de Desperado, une des premières bobines du réalisateur !  Pour l’originalité, on repassera…

Dans pareil entreprise, la distribution peut tirer le film par le haut. Et il faut bien avouer, qu’ici, elle est cinq étoiles ! Pourtant les acteurs, aussi prestigieux soit-il, connaissent des fortunes diverses au point de vue qualitatif. Tout d’abord, on ne discute pas la légitimité du héros. Incarné par le roi du second rôle dans ce genre de film, Machete crève l’écran sous les traits de l’inénarrable Danny Trejo, véritable « gueule pour l’emploi ». Les rôles féminins sont eux aussi au diapason. Jessica Alba illumine le rôle de la fliquette sexy et obstinée tandis que Michelle Rodriguez habite son personnage d’activiste de l’ombre qui, tel un papillon diablement séduisant, s’ouvrira au monde extérieur en invoquant l’esprit du Che Guevara !

Ensuite ça se corse un peu. Don Johnson est méconnaissable et tout à fait imbuvable tandis que Steven Seagle, assez peu à l’écran in fine, se dépatouille pas mal. C’est Bob De Niro qui va faire pencher la balance du mauvais côté. Son personnage de politicien marron est assez intéressant au début pour partir dans la gaudriole, la moitié du métrage atteint. Dommage.

 

Sincèrement, on ne peut être déçu quand on sait à quoi s’attendre mais tout de même, Rodriguez devrait un tant soit peu évoluer dans la manière d’étayer les messages qu’il veut faire passer. En plus des actrices crevant l’écran, je voulais sortir une scène qui tire son épingle du jeu : un super saut de Machete du deuxième étage qui sera amorti grâce aux viscère d’un des tueurs à ses trousses ! Déjà culte à mes yeux !

Au final, tout le monde meurt, ou presque, pour un plaisir coupable qui se consomme en solitaire dans un recoin de la maison, pour ne pas subir les quolibets des gens un tant soit peu sensés !

Note ; 13,5/20

Ber

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26 janvier 2012

69. La Course à la Mort de l'An 2000

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genre: science fiction
année: 1975
durée: 1h25

l'histoire: Dans une société futuriste, le sport national est une course de voitures où les points se mesurent au nombre de passants écrasés.

la critique d'Alice In Oliver:

On oublie un peu trop souvent de le dire, mais avant le terrible Mad Max, un autre film de science fiction mettait déjà à l'épreuve des guerriers de la route.
D'ailleurs, ce n'est pas un hasard, La Course A La Mort de L'An 2000, réalisé par Paul Bartel en 1975, est également connu sous le nom des Seigneurs de la Route. Les amateurs du cinéma bis le considèrent souvent comme un film culte.
Il engendrera bien des années plus tard un remake, La Course à la Mort, avec Jason Statham.

A la production, il n'est pas très étonnant de retrouver ce bon vieux Roger Corman, toujours soucieux d'exploiter le filon de la série B avec des budgets dérisoires. Encore une fois, Roger Corman surprend et semble connaître la formule pour faire triompher des films au budget modeste sur le marché de la vidéo.
En même temps, la recette est simple: de la violence, des courses poursuites, des jolies filles et des nichons.

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Et La Course à la Mort de l'An 2000 n'échappe pas à la règle. Pourtant, il serait dommage de résumer uniquement Les Seigneurs de la Route à un film idiot et bourrin. L'air de rien, cette série B est beaucoup plus intelligente et subversive qu'il n'y paraît. Nul doute que l'ami Paul Verhoeven a dû s'inspirer de ce film pour ses long métrages réalisés pendant sa période américaine, notamment Robocop et Total Recall.

L'histoire du film se déroule dans un futur proche. Des automobilistes s'affrontent jusqu'à la mort dans un nouveau jeu télévisé, qui apparaît comme la dernière sensation du public. Mais pour remporter la course, finir premier n'est pas suffisant.
Il faut également tuer des gens sur la route, leur âge et leurs diverses aptitudes physiques donnant le droit à un certain nombre de points.
Et le public en redemande !

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Vous l'avez donc compris: La course à la mort de l'an 2000 est un véritable pamphlet contre la télévision américaine et ses dérives.
Il s'agit d'une critique de la téléréalité avant l'heure. On pourrait donc considérer La Course à la mort de l'an 2000 comme un film visionnaire, qui inspirera de nombreux longs métrages violents, cyniques et subversifs.
J'ai déjà cité Mad Max, mais comment ne pas songer également à Running Man ?

Là aussi, le public étend des slogans publicitaires et certains candidats participent réellement au jeu en mettant leur propre vie en danger.
Frankenstein (David Carradine), un conducteur défiguré après plusieurs courses, est la star du moment. Cet homme étrange et énigmatique se cache derrière un masque.
Frankenstein est le conducteur à vaincre et trouve un adversaire digne de nom en la personne de Mitraillette Joe (Sylvester Stallone).

deathrace2000_photo4

A partir de ces différents éléments, Paul Bartel brosse le portrait d'une Amérique fascisante. Pourtant, dans ce monde ravagé par la violence, un espoir subsiste et semble se trouver dans des actions terroristes menées par quelques révolutionnaires français. Certes, le propos du film peut paraître naïf.
Ensuite, malgré les bonnes intentions, cette série B n'est pas dénuée de défauts. Par exemple, l'impression de vitesse est franchement mal rendue.
Enfin, La Course à la Mort de l'An 2000 a subi le poids des années. Le film a plus de 35 ans au compteur et paraît un peu désuet aujourd'hui.
Toujours est-il que je préfère mille fois cette première version au remake des années 2000.

23 janvier 2012

BRIC-à-BRAC N°19 : Fausses bandes annonces Grindhouse

Tarantino et Rodriguez font appel à quelques potes cinéastes pour créer de fausses bandes annonces qui entrecouperont leurs deux métrages. Si Rob Zombie se la joue plutôt délire "lycanthropo-nazi un poil sado- maso », les deux autres invités empruntent des sentiers déjà sillonnés. Edgard Wrigt nous plonge dans les affres d'une maison hantée tandis qu’Eli Roth engendre un nouveau croquemitaine qui tue à Thanksgiving, dans le pur esprit des slasher movie!

 
Werewolf Women Of The S.S (réal. Rob Zombie
 
 

 

 

DON'T (réal. Edgard Wright)

 


Don_t - Grindhouse faux trailer

 

 

Thanksgiving (réal. Eli Roth)

 


Thanksgiving Trailer

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19 janvier 2012

68. The Truman Show

L'histoire: Truman Burbank est un homme comblé, ayant une femme infirmière, un boulot dans une banque... Mais il y a un quelque chose qui ne va pas et il s'ennuie. Peu à peu, il va apprendre la terrible vérité...

La critique d'Alice In Oliver:

Attention, film éminemment complexe ! J'ai nommé The Truman Show, réalisé par Peter Weir en 1998. C'est sans aucun doute le meilleur film de Jim Carrey, l'acteur trouvant ici son meilleur rôle au cinéma.
Ce film confère véritablement un sentiment de malaise, ne serait-ce que par son scénario et les thématiques qu'il aborde.

Universal Pictures

Aussi est-il nécessaire de rappeler les grandes lignes de l'histoire. Attention, SPOILERS ! Truman Burbank (Jim Carrey) mène une vie paisible dans la ville paradisiaque de Seahaven. C'est une communauté paisible où les gens sont heureux, dévoués, polis, courtois, souriants et sympathiques.
Un peu trop peut-être. A tel point que Truman se sent un peu trop à l'étroit et rêve de voyage et de liberté.

Evidemment, tout ceci est faux. La vie de Truman n'est qu'un immense plateau de tournage, un jeu de téléréalité qui fait le succès et les beaux jours d'une émission à succès. Les personnages qui entourent Truman, sa femme, ses amis et ses voisins, ne sont que des acteurs.
Tous connaissent la vérité, à l'exception de Truman, dont la vie est dictée par les taux d'audience et des caméras qui le surveillent en permanence.

Jim Carrey. Universal Pictures

A partir de ces différents éléments, The Truman Show explore différentes thématiques abordées par la littérature de science fiction et d'anticipation.
On pense évidemment au roman de George Orwell, 1984, et à son héros principal, Winston Smith. Truman rêve lui aussi de liberté et vit dans un monde factice.
Il est en permanence épié. Les caméras surveillent ses moindres faits et gestes et les différents acteurs de sa vie filmique sont chargés de le maintenir dans l'ignorance.

Ce qui n'est pas sans rappeler la Police de la Pensée. Pourtant, en dépit des efforts de chacun pour cacher la vérité à Truman, ce dernier commence à se poser des questions. Sur ce dernier point, le film s'inspire de L'allégorie de la caverne.
En résumé, la réalité perçue par Truman ne correspond pas à ce qui se passe réellement à l'extérieur. Finalement, les acteurs qui l'entourent ne sont que des ombres. Par certains aspects, The Truman Show n'est pas sans rappeler la série Le Prisonnier.

Laura Linney et Jim Carrey. Universal Pictures

Toutefois, le film de Peter Weir se démarque de ses références en actualisant ses thématiques dans notre monde moderne et voyeuriste.
The Truman Show va plus loin que la simple dénonciation des émissions de téléréalité actuelles, l'individu étant devenu un produit consommable, son humanité et sa vie pouvant être dérobées à son insu.
Mais il ne faudrait pas oublier non plus la superbe mise en scène de Peter Weir, le réalisateur prenant son temps pour instaurer un climat de malaise.
Ensuite, le film est souvent traité sous le ton de la comédie. Ce qui rend le film encore plus cynique, Peter Weir allant jusqu'au bout de ses intentions.

16 janvier 2012

17. Death proof de Quentin Tarantino (US version)

death

Genre: Slasher un chouïa sophistiqué

Année : 2007

Durée : 87 minutes

L'histoire : Un psychopathe allumé du volant porte atteinte à l’intégrité physique de jolies jeunes femmes croisées sur le bitume.

Avis :

Je ne vais pas aller par quatre chemins en annonçant que Tarantino supplante son pote mexicain dans leur délire « Grindhousien ». Ma démonstration ne souffrira, à mon avis, d’aucunes contestations au vu des arguments que je vais avancer.

D’abord le scénario a un petit quelque chose d’inattendu. Tarantino habille son slasher d’une tenue sophistiquée tout en scindant son film en deux parties bien distinctes avec au cœur de chacune d’elles, extirpé,  l’essence même du film de genre.

Secundo le héros du film, Kurt Rusell dans un comeback jouissif, a le charisme nécessaire pour incarner un personnage menaçant, même quand on ne le voit que subrepticement, en arrière plan, quand un groupe de filles débat âprement autour d’une table. Le contrepoids est inégal face au héros de Planet terror qui révélait un Freddy Rodriguez assez frileux dans le rôle titre (mon amour de son rôle de Rico dans la série Six feet under m’avait fait sciemment omettre de le signaler dans mon billet sur film !)

Si Tarantino ne nous en met pas plein la vue (une première scène de crash époustouflante avec point de vue différent et membres virevoltants), le réalisateur surdoué s’amuse à frustrer son auditoire en jouant la carte de l’ellipse sur une lap dance prometteuse (et hop !, voilà le panneau « bobine manquante »). Il se permet même la cool attitude ultime en usant de formule emprunte de néologisme (Quand les deux flics, personnages récurrents liant le diptyque, discutent du crash, ils inventorie le délit en « homicide véhiculaire » !)

Si le premier segment de Death Proof épouse les codes du slaher sérieux, la seconde partie se la joue un peu plus parodique avec notre psychokiller qui tombera sur un os. Ses futures victime se révéleront être aussi des as du volant à la volonté d’acier !

Je ne me suis pas embêté une seconde (malgré pas mal de scène dialoguée au contenu volontairement futile) et ai pris un pied d’enfer à suivre cette pantalonnade horrifique sans prétention aucune. Le final un peu abrupte jure quelque peu mais c’est surement dans un souci de surprendre le spectateur que Tarantino a terminé brutalement son hommage au film d’exploitation. Le sans faute n’est pas loin ! Et ce n’est pas la reprise anglaise du « Laisser tomber les filles » de Gainsbourg refermant le film qui dénotera le moins du monde. Jubilatoire !

Note : 18/20

Ber

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12 janvier 2012

67. Waterworld

waterworld

genre: action, science fiction, post-apocalyptique
année: 1995
durée: 2h15

l'histoire: 2500. Suite au réchauffement climatique ayant causé la fonte des glaces, la Terre est totalement recouverte de surfaces océaniques. L'humanité vit désormais sur des atolls artificiels. Cependant, une légende circule: celle de Dryland, qui serait l'unique île encore émergée.

la critique d'Alice In Oliver:

Douloureux souvenir que le tournage de Waterworld. D'ailleurs, Kevin Costner paiera très chère la facture. En 1995, au moment de la sortie du film, Kevin Costner fait encore partie des stars les plus en vue de la planète Hollywood.
Malheureusement pour lui, Waterworld, réalisé par Kevin Reynolds, constitue l'un des échecs les plus retentissants qu'Hollywood ait connu.

D'ailleurs, le film mettra presque fin à la carrière de Kevin Costner. L'acteur aura bien du mal à rebondir par la suite.
En même temps, Costner et les producteurs investiront 175 millions de dollars dans Waterworld. Lors de sa sortie en salle, le long métrage sera démoli par la critique. Pire encore, les recettes ne permettent même pas d'amortir les coûts engendrés par la production.

Water_W

Suite à cette débâcle, Kevin Costner se fera de plus en plus rare au cinéma, cabotinant dans des films de seconde zone.
Encore une fois, l'expérience Waterworld sera particulièrement douloureuse. Mais concrètement, Waterworld est-il aussi mauvais que sa sinistre réputation ? Nous serons moins lapidaires.

Toutefois, le film de Kevin Reynolds est bourré de défauts. A la base, le scénario est plutôt original. Attention, SPOILERS !
Suite au réchauffement climatique et à la fonte des glaces, la Terre est entièrement recouverte par les océans.
Plus que jamais, Waterworld prend les allures d'un film écologique, l'homme étant le grand responsable de cette tragédie.

Pourtant, très vite, Kevin Reynolds abandonne cette thématique pour signer une production qui s'inspire grandement de l'univers de Mad Max.
La seule différence étant que les hostilités ne se déroulent plus dans un désert mais sur les océans. A partir de là, le film sort l'artillerie lourde.
Certes, les séquences d'action sont plutôt nombreuses. Ce qui permet d'oublier les faiblesses d'un scénario pourtant prometteur.

waterworld

Hélas, Waterworld ne parvient jamais à passionner. Encore une fois, le film souffre de la comparaison avec Mad Max.
Ici, c'est surtout la suite du film de George Miller qui est l'influence principale du réalisateur. On retrouve donc les mêmes éléments: un héros solitaire, une gosse qui ne sert strictement à rien et des méchants ultra caricaturaux.

Sur ce dernier point, Dennis Hopper est le bad guy de service. L'acteur cabotine et se contente du minimum syndical.
Même chose pour Jeanne Tripplehorn, certes très belle, mais bien piètre actrice. Quant à Kevin Costner, l'acteur est totalement investi dans le film.
C'est d'ailleurs lui qui sauve Waterworld du naufrage intégral.

waterworld_spotlight

Si Waterworld est plutôt convaincant dans ses séquences d'action, il l'est beaucoup moins dans ses dialogues, totalement indigents.
Ensuite, sur la forme, Waterworld n'est pas très original. Finalement, tout cela sent le recyclage d'un épisode de Mad Max se déroulant sur l'eau.
En résumé, l'ensemble est bien trop cliché et caricatural pour convaincre. D'autant plus que le film souffre de nombreuses longueurs.
Reste un nanar sympathique et involontairement hilarant, certaines situations frisant le ridicule (par exemple, Dennis Hopper et son faux oeil roulant sous ses pieds).

09 janvier 2012

16. Planet terror de Robert Rodriguez (US Version)

Grindhouse_Planet_Terror_soundtrack

Genre: Film de zombies à tendance virale

Année : 2007

Durée : 87 minutes

L'histoire : Un virus, transformant la populace en zombie, est lâché dans l’atmosphère par des militaires peu scrupuleux. Deux antihéros prennent la tête d'une armée destinée à empêcher l'épidémie de se propager.

Avis :

Rodriguez s’en donne à cœur joie avec un budget assez aisé pour rendre hommage au film de genre d’une autre époque. Il faut bien avouer qu’il y a à boire et à manger dans cette entreprise peu commune. Dans la colonne des bonnes idées, on citera l’image élimée (pour faire vintage !), les effets gores à gogo, un clin d’œil au « Body double » de De Palma (la perceuse qui se débranche à quelques mm de la tête de la victime), quelques seconds rôles inattendus (Josh Brolin en savant fou et un Bruce Willis détonnant en commandant militaire) et certaines scènes « décoiffantes » (une séance de guillotine réalisée par les pâles d’un hélico !). Malheureusement, à trop vouloir en rajouter, le mexicain joue d’un peu trop de zèle, surtout dans certaines chorégraphies sanglantes de son héroïne à la guibolle armée jusqu’aux dents.

Le mal est même plus profond. Le film repose en fait sur un scénario fort abscond, ce qui rend l’ensemble assez foutraque avec un sérieux manque de liant entres les scènes. C’est le sentiment qui nous habite de bout en bout, à savoir que l’on palpe indéniablement le pied que se prend le réalisateur mais qu’il en oublie, au passage, de resserrer son métrage pour maintenir une qualité constante.

En résumé c’est fun mais pas du tout incontournable.

 

Note : 13/20

Ber

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05 janvier 2012

66. The Woman

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genre: horreur, gore (interdit aux - 16 ans)
année: 2011
durée: 1h40

l'histoire: Quand un immobilier, Christopher, capture et tente de civiliser une femme sauvage, rescapée d'un clan violent qui a parcouru la côté nord-est des Etats-Unis, il met la vie de sa famille en danger.

la critique d'Alice In Oliver:

Depuis quelques années, on assiste à nouveau au retour du cinéma trash via la mode du torture porn. Que ce soit Philosophy of a Knife, A Serbian Film ou encore dernièrement, The Human Centipede 2, la torture semble avoir de beaux jours devant elle, inspirant plus que jamais le cinéma actuel.
C'est donc au tour de The Woman, réalisé par Lucky McKee, de faire ses preuves. En l'occurrence, le cinéaste a déjà fait parler de lui via un thriller encore trop méconnu, le génial May.

Plus que jamais, Lucky McKee semble passionner par ce que représente la femme et sa nature profonde dans notre société.
C'était déjà l'une des thématiques de May. Avec The Woman, Lucky McKee continue sur cette lignée et signe un film d'horreur qui risque de marquer longtemps les esprits. Difficile d'évoquer une oeuvre aussi complexe et OFNI.

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En vérité, The Woman pourrait se résumer à un American Beauty version trash. Là aussi, c'est la cellule familiale qui est mise à rude épreuve et totalement écorchée par la caméra de Lucky McKee. Pour bien comprendre de quoi il en retourne, il est nécessaire de rappeler l'histoire. Attention, SPOILERS !
Christopher McClee, immobilier de profession et père de famille, part chasser dans la forêt et découvre l'existence d'une femme sauvage.

L'homme décide de la capturer et la garde solidement attachée dans sa cave. Christopher présente alors la jeune prisonnière à sa famille (sa femme, son fils et ses deux filles). Hélas, la sauvageonne n'est pas très sociale et a déjà dévoré le doigt de Christopher. Le but sera donc de la civiliser. Pourtant, contre toute attente, The Woman ne sombre pas dans le torture porn de comptoir.
Dans un premier temps, le film s'attache à décrire le portrait d'une famille en apparence banale.

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Je dis bien "en apparence", car ces différents membres ne vont pas tarder à dévoiler leurs failles profondes, l'arrivée de la sauvageonne révélant les plus bas instincts de chacun. Plus que jamais, l'homme apparaît ici comme un animal dominant.
Sur ce dernier point, le portrait du père n'est guère élogieux, ce dernier étant relégué à un petit macho pervers, sadique et moralisateur.
Ensuite, sa femme subit ses sautes d'humeur et son pouvoir au sein du domicile conjugal.

Pourtant, elle aussi devient rapidement son complice, notamment quand il s'agit de traiter la femme sauvage avec mépris et véhémence.
Le fils suit la trajectoire de son paternel et semble promis à un bel avenir de psychopathe. Quant aux deux filles, elles aussi subissent et souffrent dans le silence. C'est pourtant l'adolescente de la famille qui apparaît comme la personne la plus humaine. Via ces différents portraits, Lucky McKee pose la question de ce qui définit notre humanité ou plutôt notre déshumanisation profonde.

woman_poster

Sur ce dernier point, le portrait du père de famille fait froid dans le dos. L'horreur se situe donc dans l'âme humaine et dans nos instincts les plus primitifs.
Pire encore, cela peut se passer chez nos voisins d'en face, en apparence civilisés et respectables. Et le cinéaste va jusqu'au bout de ses intentions, les 20 dernières minutes du film étant totalement insoutenables.
Pourtant, The Woman reste un film fascinant, bouleversant et qui nous poursuit encore après son visionnage. Non, le choc de ces dernières années ne s'intitule pas The Human Centipede 2, mais bel et bien The Woman.
Nul doute qu'on entendra à nouveau parler de ce film et de son réalisateur.

02 janvier 2012

BRIC-à-BRAC N°18 : Grindhouse - Avant-propos

 

Grindhouse_Planet_Terror_soundtrack

Sorti en 2007 et réalisé par Quentin Tarantino et Robert Rodriguez, Grindhouse est un diptyque de films thriller-épouvante imitant le style des films d'exploitation.

Le film d'exploitation est un type de film réalisé en évitant les dépenses des productions de qualité et en visant l'exploitation commerciale en attirant un public voyeur, excitant ses intérêts lubriques. Les films d'exploitation comptent beaucoup plus sur la publicité tape-à-l'œil que sur leurs qualités intrinsèques pour être rentables.

Les deux épisodes sont Boulevard de la mort (Death Proof) réalisé par Tarantino et Planète terreur (Planet Terror) réalisé par Rodriguez.

Ce double programme est sorti aux USA entrecoupé de fausses bandes-annonces réalisées par d’illustres collaborateurs. Malheureusement des résultats mitigés au box-office poussera les Frères Weinstein, les producteurs, à sortir les deux films séparément en Europe. Chaque film sera remonté et se verra augmenté substantiellement en durée.

M’étant juré de voir le diptyque dans sa version originelle, afin de capter réellement l’essence de l’idée de départ, je profite de la sortie du matériel en dvd (enfin !) pour offrir à mon blog les critiques des deux films et de ses fausses bandes-annonces. Il est à noter que depuis, l’une des bandes-annonces est devenue un film. Il s’agit de Machete réalisé aussi par Robert Rodriguez. Le film aura également voix au chapitre en mes pages !

 

Ber

Posté par DOUF1 à 05:17 - - Commentaires [8] - Permalien [#]
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