Ze-Fantastique-Four

30 janvier 2012

18. Machete de Robert Rodriguez

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Genre: Vendetta sanglante

Année : 2010

Durée : 100 minutes

L'histoire : Piégé par ses propres employeurs, l’ex-flic devenu mercenaire, Machete, fomente sa vengeance. Vendetta qui le mènera tout droit à Torrez, baron mexicain de la drogue qui a assassiné toute sa famille par le passé…

Avis :

On le voit arriver avec ses gros sabots le sieur Rodriguez !

Il va nous compiler, sur cent minutes, un scénario à tiroir presque pas tiré par les cheveux (on s’en fiche car on sait qu’on est dans du bourrin pur jus !), nous en mettre plein la vue à un rythme effréné (ça explose à tout bout de champs et ça décapite à tout va),  en incorporant quelques thématiques sérieuses (l’immigration et la politique véreuse).

Le problème de ce genre de cinéma c’est qu’on a jamais l’occasion de savourer le plat tant le menu est copieux. Car il ne faut pas se leurrer, on est face, ici, à une sorte de resucée du Kill Bill de Tarantino. Là où Quentin prenait le temps d’instaurer son ambiance, Rodriguez joue à précipiter les événements jusqu’à une révolution attendue des laissés-pour-compte mexicains. Même le duel final (Danny Trejo VS Steven Seagal) est torché en un éternuement ! Pire encore, la dernière image du film est un copier-coller de la scène finale de Desperado, une des premières bobines du réalisateur !  Pour l’originalité, on repassera…

Dans pareil entreprise, la distribution peut tirer le film par le haut. Et il faut bien avouer, qu’ici, elle est cinq étoiles ! Pourtant les acteurs, aussi prestigieux soit-il, connaissent des fortunes diverses au point de vue qualitatif. Tout d’abord, on ne discute pas la légitimité du héros. Incarné par le roi du second rôle dans ce genre de film, Machete crève l’écran sous les traits de l’inénarrable Danny Trejo, véritable « gueule pour l’emploi ». Les rôles féminins sont eux aussi au diapason. Jessica Alba illumine le rôle de la fliquette sexy et obstinée tandis que Michelle Rodriguez habite son personnage d’activiste de l’ombre qui, tel un papillon diablement séduisant, s’ouvrira au monde extérieur en invoquant l’esprit du Che Guevara !

Ensuite ça se corse un peu. Don Johnson est méconnaissable et tout à fait imbuvable tandis que Steven Seagle, assez peu à l’écran in fine, se dépatouille pas mal. C’est Bob De Niro qui va faire pencher la balance du mauvais côté. Son personnage de politicien marron est assez intéressant au début pour partir dans la gaudriole, la moitié du métrage atteint. Dommage.

 

Sincèrement, on ne peut être déçu quand on sait à quoi s’attendre mais tout de même, Rodriguez devrait un tant soit peu évoluer dans la manière d’étayer les messages qu’il veut faire passer. En plus des actrices crevant l’écran, je voulais sortir une scène qui tire son épingle du jeu : un super saut de Machete du deuxième étage qui sera amorti grâce aux viscère d’un des tueurs à ses trousses ! Déjà culte à mes yeux !

Au final, tout le monde meurt, ou presque, pour un plaisir coupable qui se consomme en solitaire dans un recoin de la maison, pour ne pas subir les quolibets des gens un tant soit peu sensés !

Note ; 13,5/20

Ber

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26 janvier 2012

69. La Course à la Mort de l'An 2000

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genre: science fiction
année: 1975
durée: 1h25

l'histoire: Dans une société futuriste, le sport national est une course de voitures où les points se mesurent au nombre de passants écrasés.

la critique d'Alice In Oliver:

On oublie un peu trop souvent de le dire, mais avant le terrible Mad Max, un autre film de science fiction mettait déjà à l'épreuve des guerriers de la route.
D'ailleurs, ce n'est pas un hasard, La Course A La Mort de L'An 2000, réalisé par Paul Bartel en 1975, est également connu sous le nom des Seigneurs de la Route. Les amateurs du cinéma bis le considèrent souvent comme un film culte.
Il engendrera bien des années plus tard un remake, La Course à la Mort, avec Jason Statham.

A la production, il n'est pas très étonnant de retrouver ce bon vieux Roger Corman, toujours soucieux d'exploiter le filon de la série B avec des budgets dérisoires. Encore une fois, Roger Corman surprend et semble connaître la formule pour faire triompher des films au budget modeste sur le marché de la vidéo.
En même temps, la recette est simple: de la violence, des courses poursuites, des jolies filles et des nichons.

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Et La Course à la Mort de l'An 2000 n'échappe pas à la règle. Pourtant, il serait dommage de résumer uniquement Les Seigneurs de la Route à un film idiot et bourrin. L'air de rien, cette série B est beaucoup plus intelligente et subversive qu'il n'y paraît. Nul doute que l'ami Paul Verhoeven a dû s'inspirer de ce film pour ses long métrages réalisés pendant sa période américaine, notamment Robocop et Total Recall.

L'histoire du film se déroule dans un futur proche. Des automobilistes s'affrontent jusqu'à la mort dans un nouveau jeu télévisé, qui apparaît comme la dernière sensation du public. Mais pour remporter la course, finir premier n'est pas suffisant.
Il faut également tuer des gens sur la route, leur âge et leurs diverses aptitudes physiques donnant le droit à un certain nombre de points.
Et le public en redemande !

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Vous l'avez donc compris: La course à la mort de l'an 2000 est un véritable pamphlet contre la télévision américaine et ses dérives.
Il s'agit d'une critique de la téléréalité avant l'heure. On pourrait donc considérer La Course à la mort de l'an 2000 comme un film visionnaire, qui inspirera de nombreux longs métrages violents, cyniques et subversifs.
J'ai déjà cité Mad Max, mais comment ne pas songer également à Running Man ?

Là aussi, le public étend des slogans publicitaires et certains candidats participent réellement au jeu en mettant leur propre vie en danger.
Frankenstein (David Carradine), un conducteur défiguré après plusieurs courses, est la star du moment. Cet homme étrange et énigmatique se cache derrière un masque.
Frankenstein est le conducteur à vaincre et trouve un adversaire digne de nom en la personne de Mitraillette Joe (Sylvester Stallone).

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A partir de ces différents éléments, Paul Bartel brosse le portrait d'une Amérique fascisante. Pourtant, dans ce monde ravagé par la violence, un espoir subsiste et semble se trouver dans des actions terroristes menées par quelques révolutionnaires français. Certes, le propos du film peut paraître naïf.
Ensuite, malgré les bonnes intentions, cette série B n'est pas dénuée de défauts. Par exemple, l'impression de vitesse est franchement mal rendue.
Enfin, La Course à la Mort de l'An 2000 a subi le poids des années. Le film a plus de 35 ans au compteur et paraît un peu désuet aujourd'hui.
Toujours est-il que je préfère mille fois cette première version au remake des années 2000.

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23 janvier 2012

BRIC-à-BRAC N°19 : Fausses bandes annonces Grindhouse

Tarantino et Rodriguez font appel à quelques potes cinéastes pour créer de fausses bandes annonces qui entrecouperont leurs deux métrages. Si Rob Zombie se la joue plutôt délire "lycanthropo-nazi un poil sado- maso », les deux autres invités empruntent des sentiers déjà sillonnés. Edgard Wrigt nous plonge dans les affres d'une maison hantée tandis qu’Eli Roth engendre un nouveau croquemitaine qui tue à Thanksgiving, dans le pur esprit des slasher movie!

 
Werewolf Women Of The S.S (réal. Rob Zombie
 
 

 

 

DON'T (réal. Edgard Wright)

 


Don_t - Grindhouse faux trailer

 

 

Thanksgiving (réal. Eli Roth)

 


Thanksgiving Trailer

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19 janvier 2012

68. The Truman Show

L'histoire: Truman Burbank est un homme comblé, ayant une femme infirmière, un boulot dans une banque... Mais il y a un quelque chose qui ne va pas et il s'ennuie. Peu à peu, il va apprendre la terrible vérité...

La critique d'Alice In Oliver:

Attention, film éminemment complexe ! J'ai nommé The Truman Show, réalisé par Peter Weir en 1998. C'est sans aucun doute le meilleur film de Jim Carrey, l'acteur trouvant ici son meilleur rôle au cinéma.
Ce film confère véritablement un sentiment de malaise, ne serait-ce que par son scénario et les thématiques qu'il aborde.

Universal Pictures

Aussi est-il nécessaire de rappeler les grandes lignes de l'histoire. Attention, SPOILERS ! Truman Burbank (Jim Carrey) mène une vie paisible dans la ville paradisiaque de Seahaven. C'est une communauté paisible où les gens sont heureux, dévoués, polis, courtois, souriants et sympathiques.
Un peu trop peut-être. A tel point que Truman se sent un peu trop à l'étroit et rêve de voyage et de liberté.

Evidemment, tout ceci est faux. La vie de Truman n'est qu'un immense plateau de tournage, un jeu de téléréalité qui fait le succès et les beaux jours d'une émission à succès. Les personnages qui entourent Truman, sa femme, ses amis et ses voisins, ne sont que des acteurs.
Tous connaissent la vérité, à l'exception de Truman, dont la vie est dictée par les taux d'audience et des caméras qui le surveillent en permanence.

Jim Carrey. Universal Pictures

A partir de ces différents éléments, The Truman Show explore différentes thématiques abordées par la littérature de science fiction et d'anticipation.
On pense évidemment au roman de George Orwell, 1984, et à son héros principal, Winston Smith. Truman rêve lui aussi de liberté et vit dans un monde factice.
Il est en permanence épié. Les caméras surveillent ses moindres faits et gestes et les différents acteurs de sa vie filmique sont chargés de le maintenir dans l'ignorance.

Ce qui n'est pas sans rappeler la Police de la Pensée. Pourtant, en dépit des efforts de chacun pour cacher la vérité à Truman, ce dernier commence à se poser des questions. Sur ce dernier point, le film s'inspire de L'allégorie de la caverne.
En résumé, la réalité perçue par Truman ne correspond pas à ce qui se passe réellement à l'extérieur. Finalement, les acteurs qui l'entourent ne sont que des ombres. Par certains aspects, The Truman Show n'est pas sans rappeler la série Le Prisonnier.

Laura Linney et Jim Carrey. Universal Pictures

Toutefois, le film de Peter Weir se démarque de ses références en actualisant ses thématiques dans notre monde moderne et voyeuriste.
The Truman Show va plus loin que la simple dénonciation des émissions de téléréalité actuelles, l'individu étant devenu un produit consommable, son humanité et sa vie pouvant être dérobées à son insu.
Mais il ne faudrait pas oublier non plus la superbe mise en scène de Peter Weir, le réalisateur prenant son temps pour instaurer un climat de malaise.
Ensuite, le film est souvent traité sous le ton de la comédie. Ce qui rend le film encore plus cynique, Peter Weir allant jusqu'au bout de ses intentions.

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16 janvier 2012

17. Death proof de Quentin Tarantino (US version)

death

Genre: Slasher un chouïa sophistiqué

Année : 2007

Durée : 87 minutes

L'histoire : Un psychopathe allumé du volant porte atteinte à l’intégrité physique de jolies jeunes femmes croisées sur le bitume.

Avis :

Je ne vais pas aller par quatre chemins en annonçant que Tarantino supplante son pote mexicain dans leur délire « Grindhousien ». Ma démonstration ne souffrira, à mon avis, d’aucunes contestations au vu des arguments que je vais avancer.

D’abord le scénario a un petit quelque chose d’inattendu. Tarantino habille son slasher d’une tenue sophistiquée tout en scindant son film en deux parties bien distinctes avec au cœur de chacune d’elles, extirpé,  l’essence même du film de genre.

Secundo le héros du film, Kurt Rusell dans un comeback jouissif, a le charisme nécessaire pour incarner un personnage menaçant, même quand on ne le voit que subrepticement, en arrière plan, quand un groupe de filles débat âprement autour d’une table. Le contrepoids est inégal face au héros de Planet terror qui révélait un Freddy Rodriguez assez frileux dans le rôle titre (mon amour de son rôle de Rico dans la série Six feet under m’avait fait sciemment omettre de le signaler dans mon billet sur film !)

Si Tarantino ne nous en met pas plein la vue (une première scène de crash époustouflante avec point de vue différent et membres virevoltants), le réalisateur surdoué s’amuse à frustrer son auditoire en jouant la carte de l’ellipse sur une lap dance prometteuse (et hop !, voilà le panneau « bobine manquante »). Il se permet même la cool attitude ultime en usant de formule emprunte de néologisme (Quand les deux flics, personnages récurrents liant le diptyque, discutent du crash, ils inventorie le délit en « homicide véhiculaire » !)

Si le premier segment de Death Proof épouse les codes du slaher sérieux, la seconde partie se la joue un peu plus parodique avec notre psychokiller qui tombera sur un os. Ses futures victime se révéleront être aussi des as du volant à la volonté d’acier !

Je ne me suis pas embêté une seconde (malgré pas mal de scène dialoguée au contenu volontairement futile) et ai pris un pied d’enfer à suivre cette pantalonnade horrifique sans prétention aucune. Le final un peu abrupte jure quelque peu mais c’est surement dans un souci de surprendre le spectateur que Tarantino a terminé brutalement son hommage au film d’exploitation. Le sans faute n’est pas loin ! Et ce n’est pas la reprise anglaise du « Laisser tomber les filles » de Gainsbourg refermant le film qui dénotera le moins du monde. Jubilatoire !

Note : 18/20

Ber

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12 janvier 2012

67. Waterworld

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genre: action, science fiction, post-apocalyptique
année: 1995
durée: 2h15

l'histoire: 2500. Suite au réchauffement climatique ayant causé la fonte des glaces, la Terre est totalement recouverte de surfaces océaniques. L'humanité vit désormais sur des atolls artificiels. Cependant, une légende circule: celle de Dryland, qui serait l'unique île encore émergée.

la critique d'Alice In Oliver:

Douloureux souvenir que le tournage de Waterworld. D'ailleurs, Kevin Costner paiera très chère la facture. En 1995, au moment de la sortie du film, Kevin Costner fait encore partie des stars les plus en vue de la planète Hollywood.
Malheureusement pour lui, Waterworld, réalisé par Kevin Reynolds, constitue l'un des échecs les plus retentissants qu'Hollywood ait connu.

D'ailleurs, le film mettra presque fin à la carrière de Kevin Costner. L'acteur aura bien du mal à rebondir par la suite.
En même temps, Costner et les producteurs investiront 175 millions de dollars dans Waterworld. Lors de sa sortie en salle, le long métrage sera démoli par la critique. Pire encore, les recettes ne permettent même pas d'amortir les coûts engendrés par la production.

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Suite à cette débâcle, Kevin Costner se fera de plus en plus rare au cinéma, cabotinant dans des films de seconde zone.
Encore une fois, l'expérience Waterworld sera particulièrement douloureuse. Mais concrètement, Waterworld est-il aussi mauvais que sa sinistre réputation ? Nous serons moins lapidaires.

Toutefois, le film de Kevin Reynolds est bourré de défauts. A la base, le scénario est plutôt original. Attention, SPOILERS !
Suite au réchauffement climatique et à la fonte des glaces, la Terre est entièrement recouverte par les océans.
Plus que jamais, Waterworld prend les allures d'un film écologique, l'homme étant le grand responsable de cette tragédie.

Pourtant, très vite, Kevin Reynolds abandonne cette thématique pour signer une production qui s'inspire grandement de l'univers de Mad Max.
La seule différence étant que les hostilités ne se déroulent plus dans un désert mais sur les océans. A partir de là, le film sort l'artillerie lourde.
Certes, les séquences d'action sont plutôt nombreuses. Ce qui permet d'oublier les faiblesses d'un scénario pourtant prometteur.

waterworld

Hélas, Waterworld ne parvient jamais à passionner. Encore une fois, le film souffre de la comparaison avec Mad Max.
Ici, c'est surtout la suite du film de George Miller qui est l'influence principale du réalisateur. On retrouve donc les mêmes éléments: un héros solitaire, une gosse qui ne sert strictement à rien et des méchants ultra caricaturaux.

Sur ce dernier point, Dennis Hopper est le bad guy de service. L'acteur cabotine et se contente du minimum syndical.
Même chose pour Jeanne Tripplehorn, certes très belle, mais bien piètre actrice. Quant à Kevin Costner, l'acteur est totalement investi dans le film.
C'est d'ailleurs lui qui sauve Waterworld du naufrage intégral.

waterworld_spotlight

Si Waterworld est plutôt convaincant dans ses séquences d'action, il l'est beaucoup moins dans ses dialogues, totalement indigents.
Ensuite, sur la forme, Waterworld n'est pas très original. Finalement, tout cela sent le recyclage d'un épisode de Mad Max se déroulant sur l'eau.
En résumé, l'ensemble est bien trop cliché et caricatural pour convaincre. D'autant plus que le film souffre de nombreuses longueurs.
Reste un nanar sympathique et involontairement hilarant, certaines situations frisant le ridicule (par exemple, Dennis Hopper et son faux oeil roulant sous ses pieds).

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09 janvier 2012

16. Planet terror de Robert Rodriguez (US Version)

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Genre: Film de zombies à tendance virale

Année : 2007

Durée : 87 minutes

L'histoire : Un virus, transformant la populace en zombie, est lâché dans l’atmosphère par des militaires peu scrupuleux. Deux antihéros prennent la tête d'une armée destinée à empêcher l'épidémie de se propager.

Avis :

Rodriguez s’en donne à cœur joie avec un budget assez aisé pour rendre hommage au film de genre d’une autre époque. Il faut bien avouer qu’il y a à boire et à manger dans cette entreprise peu commune. Dans la colonne des bonnes idées, on citera l’image élimée (pour faire vintage !), les effets gores à gogo, un clin d’œil au « Body double » de De Palma (la perceuse qui se débranche à quelques mm de la tête de la victime), quelques seconds rôles inattendus (Josh Brolin en savant fou et un Bruce Willis détonnant en commandant militaire) et certaines scènes « décoiffantes » (une séance de guillotine réalisée par les pâles d’un hélico !). Malheureusement, à trop vouloir en rajouter, le mexicain joue d’un peu trop de zèle, surtout dans certaines chorégraphies sanglantes de son héroïne à la guibolle armée jusqu’aux dents.

Le mal est même plus profond. Le film repose en fait sur un scénario fort abscond, ce qui rend l’ensemble assez foutraque avec un sérieux manque de liant entres les scènes. C’est le sentiment qui nous habite de bout en bout, à savoir que l’on palpe indéniablement le pied que se prend le réalisateur mais qu’il en oublie, au passage, de resserrer son métrage pour maintenir une qualité constante.

En résumé c’est fun mais pas du tout incontournable.

 

Note : 13/20

Ber

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05 janvier 2012

66. The Woman

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genre: horreur, gore (interdit aux - 16 ans)
année: 2011
durée: 1h40

l'histoire: Quand un immobilier, Christopher, capture et tente de civiliser une femme sauvage, rescapée d'un clan violent qui a parcouru la côté nord-est des Etats-Unis, il met la vie de sa famille en danger.

la critique d'Alice In Oliver:

Depuis quelques années, on assiste à nouveau au retour du cinéma trash via la mode du torture porn. Que ce soit Philosophy of a Knife, A Serbian Film ou encore dernièrement, The Human Centipede 2, la torture semble avoir de beaux jours devant elle, inspirant plus que jamais le cinéma actuel.
C'est donc au tour de The Woman, réalisé par Lucky McKee, de faire ses preuves. En l'occurrence, le cinéaste a déjà fait parler de lui via un thriller encore trop méconnu, le génial May.

Plus que jamais, Lucky McKee semble passionner par ce que représente la femme et sa nature profonde dans notre société.
C'était déjà l'une des thématiques de May. Avec The Woman, Lucky McKee continue sur cette lignée et signe un film d'horreur qui risque de marquer longtemps les esprits. Difficile d'évoquer une oeuvre aussi complexe et OFNI.

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En vérité, The Woman pourrait se résumer à un American Beauty version trash. Là aussi, c'est la cellule familiale qui est mise à rude épreuve et totalement écorchée par la caméra de Lucky McKee. Pour bien comprendre de quoi il en retourne, il est nécessaire de rappeler l'histoire. Attention, SPOILERS !
Christopher McClee, immobilier de profession et père de famille, part chasser dans la forêt et découvre l'existence d'une femme sauvage.

L'homme décide de la capturer et la garde solidement attachée dans sa cave. Christopher présente alors la jeune prisonnière à sa famille (sa femme, son fils et ses deux filles). Hélas, la sauvageonne n'est pas très sociale et a déjà dévoré le doigt de Christopher. Le but sera donc de la civiliser. Pourtant, contre toute attente, The Woman ne sombre pas dans le torture porn de comptoir.
Dans un premier temps, le film s'attache à décrire le portrait d'une famille en apparence banale.

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Je dis bien "en apparence", car ces différents membres ne vont pas tarder à dévoiler leurs failles profondes, l'arrivée de la sauvageonne révélant les plus bas instincts de chacun. Plus que jamais, l'homme apparaît ici comme un animal dominant.
Sur ce dernier point, le portrait du père n'est guère élogieux, ce dernier étant relégué à un petit macho pervers, sadique et moralisateur.
Ensuite, sa femme subit ses sautes d'humeur et son pouvoir au sein du domicile conjugal.

Pourtant, elle aussi devient rapidement son complice, notamment quand il s'agit de traiter la femme sauvage avec mépris et véhémence.
Le fils suit la trajectoire de son paternel et semble promis à un bel avenir de psychopathe. Quant aux deux filles, elles aussi subissent et souffrent dans le silence. C'est pourtant l'adolescente de la famille qui apparaît comme la personne la plus humaine. Via ces différents portraits, Lucky McKee pose la question de ce qui définit notre humanité ou plutôt notre déshumanisation profonde.

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Sur ce dernier point, le portrait du père de famille fait froid dans le dos. L'horreur se situe donc dans l'âme humaine et dans nos instincts les plus primitifs.
Pire encore, cela peut se passer chez nos voisins d'en face, en apparence civilisés et respectables. Et le cinéaste va jusqu'au bout de ses intentions, les 20 dernières minutes du film étant totalement insoutenables.
Pourtant, The Woman reste un film fascinant, bouleversant et qui nous poursuit encore après son visionnage. Non, le choc de ces dernières années ne s'intitule pas The Human Centipede 2, mais bel et bien The Woman.
Nul doute qu'on entendra à nouveau parler de ce film et de son réalisateur.

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02 janvier 2012

BRIC-à-BRAC N°18 : Grindhouse - Avant-propos

 

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Sorti en 2007 et réalisé par Quentin Tarantino et Robert Rodriguez, Grindhouse est un diptyque de films thriller-épouvante imitant le style des films d'exploitation.

Le film d'exploitation est un type de film réalisé en évitant les dépenses des productions de qualité et en visant l'exploitation commerciale en attirant un public voyeur, excitant ses intérêts lubriques. Les films d'exploitation comptent beaucoup plus sur la publicité tape-à-l'œil que sur leurs qualités intrinsèques pour être rentables.

Les deux épisodes sont Boulevard de la mort (Death Proof) réalisé par Tarantino et Planète terreur (Planet Terror) réalisé par Rodriguez.

Ce double programme est sorti aux USA entrecoupé de fausses bandes-annonces réalisées par d’illustres collaborateurs. Malheureusement des résultats mitigés au box-office poussera les Frères Weinstein, les producteurs, à sortir les deux films séparément en Europe. Chaque film sera remonté et se verra augmenté substantiellement en durée.

M’étant juré de voir le diptyque dans sa version originelle, afin de capter réellement l’essence de l’idée de départ, je profite de la sortie du matériel en dvd (enfin !) pour offrir à mon blog les critiques des deux films et de ses fausses bandes-annonces. Il est à noter que depuis, l’une des bandes-annonces est devenue un film. Il s’agit de Machete réalisé aussi par Robert Rodriguez. Le film aura également voix au chapitre en mes pages !

 

Ber

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29 décembre 2011

65. Jurassic Park 3

L'histoire: Alan Grant est contacté par un couple qui désire voir la seconde île de Jurassic Park. Sauf que l'avion s'écrase et que le couple cherche à retrouver son enfant, perdu lors d'une croisière...

La critique d'Alice In Oliver:

Après un second opus un peu décevant, la saga Jurassic Park continue. Cette fois-ci, changement de réalisateur pour Jurassic Park 3.
C'est donc Joe Johnston qui remplace Steven Spielberg. Toutefois, le cinéaste américain tient à ce que l'esprit de la franchise soit respecté et officie en tant que producteur exécutif du film.

A la base, Steven Spielberg voulait signer un film tournant exclusivement autour du Professeur Alan Grant (Sam Neill), le paléontologue se retrouvant sur l'île du premier épisode et condamné à jouer les Robinson Crusoé dans une jungle hostile. L'idée sera vite abandonnée. Toutefois, cette troisième aventure tournera tout de même autour du Professeur Grant, absent du second volet.
C'est également le retour de Laura Dern dans un rôle secondaire.

Viennent également s'ajouter William H. Macy, Tea Leoni, Alessandro Nivola, Trevor Morgan, Michael Jeter, John Diehl et Bruce A. Young.
Lors de sa sortie au cinéma, Jurassic Park 3 a été vivement critiqué par la presse cinéma, qui pointe l'absence de Steven Spielberg derrière la caméra.
C'est indéniablement l'épisode le plus faible de la trilogie.

Toutefois, nous serons moins lapidaires. En vérité, Jurassic Park 3 se situe dans la lignée de son prédécesseur. Visiblement, le scénario ne semble pas être le gros souci de Joe Johnston, qui privilégie avant tout l'action.
Certes, sur ce dernier point, le réalisateur a bien l'intention de nous faire bouffer du dinosaure. Ensuite, certaines séquences sont vraiment impressionnantes et permettent de retenir un tant soit peu l'attention.

En résumé, Jurassic Park 3 se suit avec un ennui poli. Il souffre donc des mêmes défauts que son prédécesseur, à savoir qu'il n'apporte strictement rien au premier chapitre. Plus que jamais, la trilogie Jurassic Park est une saga familiale.
Là aussi, il est question d'un père et d'une mère de famille à la recherche de leur gosse perdu dans une île dangereuse et hostile.

Amoureux du cinéma de Steven Spielberg, et plus particulièrement du premier, Joe Johnston fait de nombreux clins d'oeil à son cinéaste favori.
Par exemple, Alan Grant apparaît ici comme un nouvel Indiana Jones. Joe Johnston insiste largement sur le chapeau de l'aventurier.
Hélas, la recette ne fonctionne que par intermittence. Si l'action est omniprésente dans ce troisième opus, les personnages sont franchements quelconques et inintéressants. Seul Sam Neill surnage. Pourtant, ce paléontologue fait figure de vache maigre. L'absence de Jeff Goldblum, présent dans les deux premiers volets, se fait furieusement sentir. Bref, Jurassic Park 3 est un épisode moyen, qui devrait toutefois satisfaire les fans acharnés de la trilogie.

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26 décembre 2011

BRIC-à-BRAC N°17 : La chambre du fils d'Alex de la Iglesia

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Genre : Maison hantée

Année : 2006

Durée : 72 minutes

L’histoire : Le mari d'un jeune couple, récemment devenu parent, perd les pédales face à d'étranges phénomènes survenant dans sa nouvelle habitation

Avis : Le problème avec les moyens métrages, c'est qu'on ne peut pas se permettre une trop grande installation du propos étrange du récit. Voilà pourquoi on est assez circonspect lorsque le jeune couple croit assez rapidement à des phénomènes paranormaux lorsqu’ils sont confrontés aux voix entendues dans le baby phone.

Passé cet intro inévitablement bâclée, le film monte en puissance lorsque le mari achète le Rolls Royce des baby phones, avec caméra intégrée. En lieu et place des grésillements vocaux, voilà que prend forme un homme au chevet du bébé  en pleine nuit. Le scénariste, intelligemment, ne fera voir cette apparition qu'au papa, paniqué au possible. S'ensuivra des quiproquos bien sentis jusqu' à un sentiment de suspicion de la part de l’épouse incrédule.

Dans sa deuxième partie, le film va encore gagner en qualité, laissant le papa isolé en peine crise de parano. Réaménageant sa demeure  d'une dizaine de caméscopes, il réussira à capter les réminiscences d'un horrible meurtre perpétré dans le passé. Le héros va alors voguer, à l’aide de sa caméra vidéo, dans une autre dimension où sa maison a plus les allures d’un manoir hanté jusqu’au bout des ongles. Entre meurtre se déroulant devant ses yeux et découverte d’une pièce cachée, l’explication scénaristique aura eu le temps de migrer vers un no man’s land situé entre un futur inaltérable et une réalité alternative. C’est là qu’Alex dela Iglesiafait fort, en nous laissant dans l’expectative jusqu’à son dernier plan, machiavélique à souhait !

C’est un hasard complet mais qu’il est bon d’avoir gardé le meilleur segment pour la fin !

Note : 16,5/20

 

Ber

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22 décembre 2011

64. Le Seigneur des Anneaux: La Communauté de l'Anneau

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Genre: épique, fantastique, heroic fantasy
durée: 3h40 (version longue)
année: 2001

L'histoire: Le jeune Hobbit, Frodon Sacquet hérite d'un anneau. Il s'agit d'un instrument de pouvoir absolu qui permettrait à Sauron, le Seigneur des Ténèbres de régner sur la Terre du Milieu et de réduire en esclavage ses peuples. A moins que Frodon ne parvienne jusqu'à la Crevasse du Destin et à le détruire pour toujours.

La critique d'Alice In Oliver:

Le Seigneur des Anneaux: La Communauté de L'Anneau, réalisé par Peter Jackson en 2001, est le premier volet d'une trilogie, suivie par Les Deux Tours et Le Retour du Roi. Inutile de le rappeler mais il s'agit également de l'adaptation d'un livre de Tolkien. Un tel film a le mérite de susciter quelques craintes, surtout de la part des fans de l'oeuvre originale. En effet, le livre de Tolkien a la réputation d'être inadaptable au cinéma. Pourtant, Peter Jackson s'attelle à la tâche.

Pour cela, le cinéaste réunit un casting de folie: Elijah Wood, Ian McKellen, Viggo Mortensen, Sean Astin, Christopher Lee, Ian Holm, Hugo Weaving, Sean Bean, Billy Boyd, Cate Blanchett, Liv Tyler, Orlando Bloom et John Rhys-Davies.
Certes, les fans de la première heure pourront noter ici et là de nombreuses différences avec le matériel d'origine.

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Ces différences sont principalement liées à la durée du film, presque trois heures de bobine, en sachant qu'il existe une version longue de trois heures et 30 minutes. Le projet d'adapter une telle trilogie remonte à 1995.
Alors qu'il négocie avec la New Line Cinema, Peter Jackson obtient l'accord pour réaliser trois films. Pour l'anecdote, Sean Connery et Patrick Stewart seront approchés pour interpréter Gandalf. Mais finalement, c'est Ian McKellen qui obtiendra le rôle.

Même chose pour le personnage d'Aragorn. Dans un premier temps, Nicolas Cage est contacté mais l'acteur décline l'invitation.
Viggo Mortensen décide alors de participer à l'aventure. Pour le reste, La Communauté de l'Anneau est tournée en Nouvelle-Zélande.
Le tournage dure 14 mois et demande un travail acharné, notamment au niveau des décors, des costumes et des effets spéciaux.

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La Communauté de l'Anneau est aussi le film qui consacrera défintivement Peter Jackson parmi les grands réalisateurs du moment.
Jusque-là, le cinéaste s'est surtout distingué dans des séries B horrifiques potaches, certes géniales. Toutefois, Peter Jackson saura-t-il capable de retranscrire l'univers de Tolkien sur grand écran ?
Les fans doutent et attendent évidemment le réalisateur au tournant.

Pourtant, dès les premières minutes, Peter Jackson plante le décor via une introduction se concentrant sur l'Anneau et ce qu'il représente.
Le spectateur est alors transporté dans un univers particulier, riche et composé de personnages hauts en couleurs: les Hobbits, les Elfes, les Orques, les chevaliers et les magiciens font partie du menu fretin.

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Plus que jamais, Peter Jackson apparaît comme un passionné de l'ouvrage de Tolkien et respecte son univers, tout y apportant sa touche personnelle.
Mieux encore, le cinéaste prend son temps pour présenter ses différents personnages et les enjeux d'un scénario riche et bourré de rebondissements.
Ensuite, Peter Jackson peut s'appuyer sur une musique de toute beauté et composée par les soins d'Howard Shore, très inspirée pour l'occasion.

C'est donc avec un regard admiratif que l'on découvre ce film à la fois fascinant, lyrique, noir et mélancolique, nous transportant dans des contrées obscures et lointaines. Toutefois, le périple de Frodon Sacquet (Elijah Wood), un Hobbit, ne sera pas aisé. Pour détruire l'Anneau, objet magique suscitant toutes les convitises, le jeune Hobbit devra traverser des territoires hostiles.
Pour mener à bien sa mission, il sera aidé par plusieurs guerriers et compagnons de routes, tous appartenant à des familles différentes.

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Bref, vous l'avez compris: La Communauté de l'Anneau est un véritable monument du genre heroic fantasy, et plus largement, du noble septième art.
Après, il existe tout un débat sur les forums pour savoir quel est le meilleur épisode de la trilogie. Personnellement, j'ai une préférence pour ce premier chapitre.
Toutefois, les deux épisodes suivants se situent dans la lignée et la rigueur de La Communauté de l'Anneau.
Toujours est-il que le chef d'oeuvre de Peter Jackson parviendra à convaincre les fans de l'oeuvre originale et le grand public.
Un vrai tour de force en fin de compte !

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19 décembre 2011

BRIC-à-BRAC N°16 : Spectre de Mateo Gil

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Genre: Poème macabre

Année : 2006

Durée : 79 minutes

L'histoire : Un sexagénaire est rappelé mystérieusement dans son petit village natal. Il retombera sous le joug de son ancienne amante, pourtant morte il y a plus de quarante ans.

Avis :

Voilà enfin le premier segment qui tient la route de bout en bout. Armé d’un intelligent jeu « d’aller et retour dans le temps », Mateo Gil joue avec le spectateur en superposant passé et présent afin de révéler peu à peu les clefs de son énigme.

Tout commençait déjà très bien avec une ouverture sur le plan d’une paire de fesse en tout point parfaite. Le ton était donné pour cette pellicule qui distille ses effets habilement sur un fond légèrement érotisant. Le cinéaste nous promène, d’une seconde à l’autre, entre réalité et flash back sans véritable coupure. De même, il fait vivre le fantôme de l’amante (on est plongé en plein mythe de la Succube) par de grosses scènes hallucinatoires (le héros revit le suicide de son épouse) ou via de plus subtil détail (le chat de la démone qui passe sur un arrière plan dans le flou).

L’exercice de style trouve son épilogue dans une scène un tantinet abrupte, laissant le spectateur en questionnement. Même si le destin du vieil homme était inéluctable, le métrage aurait approché la perfection si la scène finale avait sublimé l’ensemble du métrage. Malheureusement il n’en est rien mais la note dépassera aisément la moyenne des autres « Pelliculas par no dormir » !

Note : 15,5/20

Ber

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15 décembre 2011

63. Batman Le Défi

L'histoire: Noël va arriver et le Pingouin, orphelin laissé par ses parents dans les égoûts, sort de sa tannière. Lui et ses sbires comptent bien prendre le pouvoir de Gotham via Max Schreck, un grand industriel.

La critique d'Alice In Oliver:

A la base, Tim Burton n'avait pas pour ambition de tourner une suite à Batman. Mais en contrat avec la Warner Bros, le réalisateur s'attelle finalement à la tâche.
Toutefois, les choses se compliquent sérieusement quand les producteurs imposent la présence de Robin dans Batman Le Défi.
Tim Burton accepte de continuer le film à condition d'avoir les mains libres. Finalement, Robin n'apparaîtra que dans le troisième épisode de la saga, Batman Forever.

Pour le reste, Batman Le Défi, réalisé en 1992, constitue la dernière apparition de Michael Keaton sous le costume de l'homme chauve-souris.
En dehors de l'acteur, le film réunit également Danny De Vito, Michelle Pfeiffer, Christopher Walken, Michael Gough et Pat Hingle.
Dans cette suite, Tim Burton se concentre davantage sur les bad guys de service: le Pingouin, connu également sous le nom d'Oswald Cobblepot (Danny De Vito), et Selina Kyle, appelée à devenir Catwoman (Michelle Pfeiffer).

L'introduction de Batman le défi nous présente alors rapidement l'enfance du Pinguoin. Plus que jamais, ce personnage hors norme est un freaks, un être monstrueux et rejeté par ses parents à la naissance.
Il vivra dans les égoûts et fera partie des exclus et des oubliés de la ville de Gotham. Pour accentuer la tragédie vécue par ce bad guy, Tim Burton confère à cette suite une atmosphère définitivement noire, glauque et baroque.

Oui, le Pinguoin est un monstre, un être indésirable et un criminel. Mais on ressent également de la pitié et de la compassion pour ce petit homme délaissé de tous. Qu'à cela ne tienne, Oswald Cobblepot a bien l'intention de prendre sa revanche sur Gotham. Pour cela, il fait appel à Max Schreck (Christopher Walken), un politicien véreux, qui n'hésite pas à tuer sa secrétaire, Selina Kyle, devenue trop curieuse.
Certes, cette dernière est projetée de plusieurs étages du haut d'un immeuble, mais elle est ramenée à la vie par quelques félins.

D'une jeune femme maladroite et naïve, elle devient une justicière redoutable, séductrice et perverse. Pour Batman, Catwoman et le Pingouin constituent deux nouveaux problèmes pour Gotham, d'autant plus que Cobblepot fait campagne pour devenir le maire de la ville. Vous l'avez donc compris: dans ce second chapitre, Batman va avoir fort à faire, d'autant plus que son image est sérieusement discréditée par les médias.

Si le super héros est toujours aussi présent, son personnage à la ville, Bruce Wayne est largement laissé de côté par Tim Burton.
Plus que jamais, le célèbre milliardaire apparaît comme un personnage lisse et quelconque, incapable de révéler ses véritables sentiments pour Selina Kyle. Encore une fois, Tim Burton se focalise davantage sur ses deux nouveaux bad guys.

D'ailleurs, pour Catwoman, Tim Burton confère à cette féline des temps modernes une dimension sexuelle et fantasmatique.
Cette dernière séduit tous les hommes et se trémousse dans sa tenue particulièrement moulante. Ensuite, Michelle Pfeiffer apporte une bonne dose d'érotisme à cette héroïne manipulant le fouet à tort et à travers.
Mais derrière cette facette animale, se cache une femme torturée et rejetée par son ancien patron. C'est aussi ce dernier point qui motivera sa quête de vengeance.

Bref, Batman le défi est un film qui se situe dans l'univers burtonnien, avec des personnages complexes, une atmosphère violente, sombre et un univers chaotique. Par exemple, le portrait de Gotham est loin d'être élogieux.
Tim Burton nous décrit des habitants aveuglés par Cobblepot alors qu'ils l'ont rejeté bien des années auparavant.
Avec Batman le défi, Tim Burton explore davantage l'univers du super héros chauve-souris. Pour moi, c'est tout simplement le meilleur épisode de la saga, les films de Christopher Nolan y compris.

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12 décembre 2011

BRIC-à-BRAC N°15 : La faute de Narciso I. Serrador

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Genre: Fantastique suranné

Année : 2006

Durée : 72 minutes

L'histoire : Dans les années 70, une jeune infirmière et sa fille, sans le sous, viennent habiter dans la vieille demeure d’une gynécologue généreuse qui pratique des avortements clandestins.

Avis :

Je me suis bien emmerdé tout du long dans ce récit vieillot où tout est suggestif. Il se passe que dalle et le côté « non-dits » à foison entre les personnages énervent au plus haut point. Je veux bien que Serrador tente d’illustrer la période franquiste dans laquelle est engluée l’Espagne à cette époque mais faut avouer qu’on s’ennuie ferme !

Entre un lesbianisme sous jacent et un pseudo fœtus à l’esprit vengeur, tout concourt à un abandon de la vision du court métrage pour ma part. Rien n’est bien distillé et ce, dès le départ. Il n’y a qu’à regarder la tournure des événements. Dès le début

 Il faut voir comment la gynécologue élude d’une chiquenaude les questions de la jeune femme sur quelques éléments mystérieux ! Un clin d’œil (gros comme un camion) au Shining de Kubrick plus tard, le constat reste toujours le même : on est face à une  daube et rien d’autre. Ou bien n’étais-je pas assez sensible au sujet de départ ?...

Note : 1/20

Ber

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08 décembre 2011

62.Paranormal Activity Tokyo Night

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Genre: horreur, épouvante
durée: 1h25
année: 2010

L'histoire: Victime d'un accident de voiture aux Etats-Unis, une jeune femme est rapatriée chez elle au Japon dans un fauteuil roulant avec les deux jambes dans le plâtre. En l'absence de son père, c'est son frère qui s'occupe d'elle. Mais très vite, le jeune homme suspecte la présence de phénomènes surnaturels dans la chambre de sa soeur.

La critique d'Alice In Oliver:

Le phénomène Paranormal Activity continue ! Après nous avoir déjà proposé trois épisodes lamentables, c'est au tour des produits dérivés de trouver leur public via le direct to dvd. Apparemment, les producteurs ont bien l'intention d'exploiter le concept jusqu'à l'usure, le but étant visiblement de faire le tour des grandes villes du monde.
Comme l'indique le titre du film, donc Paranormal Activity Tokyo Night, c'est la capitale du Japon qui est victime d'un fantôme vengeur, plus précisément la chambre d'une jeune femme.

En vérité, Paranormal Activity Tokyo Night pourrait s'apparenter à un remake asiatique du film d'Oren Peli. Pour une fois, ce sont donc les nippons qui s'inspirent du cinéma horrifique américain, et non pas l'inverse.
Le film de Toshikazu Nagae reprend peu ou prou la même trame. Suite à un accident de voiture, une jeune femme asiatique est de retour au Japon dans un fauteuil roulant et les deux jambes dans le plâtre.

pa activity

Son père étant absent, c'est donc son frère qui est chargé de veiller sur elle. A partir de là, bienvenue dans une grande partie de pignolade et de foutage de poire en puissance ! Entre deux bols de riz et quelques sushis, le frère et la soeur entendent des bruits bizarres qui semblent provenir de la chambre où dort la jeune femme.
Le garçon décide alors de filmer l'endroit afin de vérifier d'où proviennent ces sons étranges.

Le lendemain, nos deux héros visionnelnt l'enregistrement. Hélas, dans un premier temps, le soi-disant spectre est particulièrement discret.
Certes, on verra bien du riz se disperser furtivement dans la chambre, une porte s'entrouvrir ou encore la jeune soeur bouger sa couverture.
Mais dans l'ensemble, pas grand chose à signaler !

paranormaltokyonight

Ah si, j'allais oublier: l'héroïne bouge son pied vers les 3h37 du matin. Vous l'avez donc compris: Paranormal Activity Tokyo Night est dans la lignée de son modèle. En résumé, on pourrait appeler cela une grosse arnaque.
Pourtant, force est de constater que le film n'est pas forcément plus médiocre que le long métrage d'Oren Peli.
C'est dans la même lignée: désespérement ennuyeux ! Désormais, espérons que le concept n'ira pas jusqu'à faire le tour du monde.
A quand un Paranormal Activity Fréjus Night ?


PARANORMAL ACTIVITY TOKYO NIGHT Bande annonce VF

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05 décembre 2011

BRIC-à-BRAC N°14 : Un vrai ami d'Enrique Urbizu

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Genre: Fantastique

Année : 2006

Durée : 65 minutes

 

L'histoire : Estrella, 10 ans, regarde inlassablement des films d’horreur à l’insu de sa mère qui l’élève seule. Il n’est donc pas étonnant de retrouver tous le bestiaire du cinéma de genre parmi ses amis imaginaires …

Avis :

De premier abord, elle fonctionne pas mal cette petite pellicule. Surtout grâce à des maquillages très réussis dans la représentation des freaks de service. Particulièrement Leatherface qui provoquera aussi bien l’effroi (lorsqu’il apparaît dans une cage d’escalier sombre) que l’hilarité (quand il est en classe assis à côté d’Estrella). Passé le côté ludique du film, on comprend assez vite que tout tourne autour de l’absence du père de la jeune fille. Le mystérieux de l’intrigue peine alors à maintenir le spectateur en ébullition et, chemin faisant, on flaire aisément la fin qui remettra en cause tout le schmilblick. Et elle arrive cette scène finale qui rétablit une certaine réalité  mais il faut bien avouer qu’elle ne réussit pas du tout son coup car pas assez télégénique.

Au final, un segment juste sympathique mais sans plus.

Note :10,5/20

Ber

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01 décembre 2011

61. Megan Is Missing

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genre: inclassable (interdit aux - 16 ans)
année: 2011
durée: 1h25

l'histoire: Basé sur des faits réels, le récit de deux jeunes adolescentes qui rencontrent sur internet un cyber prédateur.

La critique d'Alice In Oliver:

Finalement, chaque nouvelle année est marquée par un nouveau film choc: en 2009, Andrei Iskanov nous présentait le terrible Philosophy Of Knife.
En 2010, c'était au tour de A Serbian Film de faire la polémique sur la Toile. Pour cette année 2011, c'est probablement Megan Is Missing qui risque de faire parler de lui. Nul doute que le film réalisé par Michael Goi va se tailler rapidement une réputation sur le net. 

Toutefois, inutile de le comparer à Philosophy Of A Knife ou à A Serbian Film. Premièrement, Megan Is Missing n'est pas un film gore.
Inutile d'attendre ici un spectacle sanguinaire et peu ragoûtant en la matière. Par contre, la claque est immense, tel un uppercut en pleine poire, qui vous met littéralement K.O. Difficile par ailleurs de ranger Megan Is Missing dans une catégorie particulière.

Au niveau de la mise en scène, Michael Goi a voulu réaliser un film qui ressemble le plus à un documentaire vérité.
Certes, le procédé n'est pas nouveau. Pourtant, le traitement opéré par le cinéaste est totalement original. Avant toute chose, il est nécessaire de rappeler l'histoire.
Attention, SPOILERS !

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Amy Stewart et Megan Herman sont deux adolescentes de 14 ans et également les meilleures amies du monde.
Plusieurs fois par jour, les deux jeunes filles communiquent sur internet via la vidéo et des sites de chat. Pour elles, c'est aussi une façon comme une autre de faire de nouvelles connaissances, de rencontrer des garçons et des conquêtes d'un soir, surtout pour Megan, la plus dévergondée des deux.

Amy est beaucoup plus réservée. Très vite, un jeune homme, qui se fait appeler Josh, prend contact avec Megan.
Le visage de ce dernier n'est pas visible sur grand écran. Visiblement, sa webcam est cassée. Toutefois, le jeune homme a envoyé sa photo à l'intéressée.
La confiance s'installe et Josh finit par donner un rendez-vous à Megan.

L'adolescente disparaît sans laisser de traces. Amy est évidemment inquiète et continue naïvement à communiquer avec Josh.
Les médias s'emparent de l'affaire. Cela fait plusieurs jours que Megan a disparu. Aucun témoin ou presque, si ce n'est une caméra vidéo qui a pu filmer le rapt de la jeune fille. Malheureusement, cette vidéo ne permet pas d'identifier l'auteur du kidnapping.

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Pire encore, quelques jours plus tard, deux photos sadomasochistes de Megan circulent sur le net. Rassurez-vous, je n'en dirai pas davantage sur les suites de l'histoire. Toujours est-il que Michael Goi a le souci d'être le plus réaliste possible.
Au niveau de la forme, Megan Is Missing ressemble donc à un rassemblement de discussions et/ou de témoignages via la webcam, le portable et la technologie moderne.

Avec ce film choc, Michael Goi dénonce les dangers de la communication virtuelle, certains prédateurs circulant sur le net et prenant de fausses identités pour attirer et enlever des jeunes filles. D'ailleurs, pour le scénario de Megan Is Missing, Michael Goi s'est inspiré de plusieurs cas de rapts d'adolescentes.
Son film est donc basé sur plusieurs faits réels. Mieux encore, le réalisateur dénonce également l'utilisation qu'en font les médias.

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Plus que jamais, ces rapts font la une des journeaux et des émissions télévisées, qui jouent évidemment la carte du sensationnel avec un cynisme franchement gerbant. Enfin, le film peut s'appuyer sur l'excellente performance de ses deux principales interprètes. Seul petit bémol, certains rôles secondaires ne sont guère convaincants.
Pour le reste, les 20 dernières minutes du film sont tout simplement insoutenables mais bien plus choquantes que la plupart des productions gores et qui se veulent les plus réalistes possible. Personnellement, je trouve ce film beaucoup plus dérangeant que la trilogie des August Underground, qui joue également la carte du documentaire vérité. Vous voilà prévenus !


Megan Is Miss... [1/2]

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28 novembre 2011

BRIC-à-BRAC N°13 : Un conte de Noel de Paco Plaza

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Genre: Horreur enfantine

Année : 2006

Durée : 65 minutes

L'histoire : Une bande de petits chenapans fait du chantage à une femme délinquante, piégée au fond d’un trou et déguisée en Père Noël.

Avis :

On est en plein dans l’esprit « Les petites canailles ». Quelque chose va pourtant assez vite jurer dans le film : on reste dans un ton assez léger alors que les enfants nous montrent  rapidement leurs mauvaises intentions (extorsion, chantage et séquestration). Cela sonne  faux, il faut bien le dire. Lorsqu’une frange des gamins décide de « zombifier » la pauvresse, on se dit que le vent peut tourner. Pourtant l’enthousiasme retombe assez vite quand Paco Plaza transforme tout bonnement la scène attendue en ellipse (même pas un petit hors champs avec cris et éclaboussures !).

S’ensuivra un banal survival dans un parc d’attraction abandonné (lieu commun) avec un léger sursaut scénaristique sur un détail préalable qui titillait le spectateur attentif que je suis. Le cinéaste n’assumera pas non plus son « unhappy end » ! Et que dire du ronflant hommage au film « Karaté kid » ! Un ratage sur toute la ligne !

Note : 4/20

Ber

 

 

 

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24 novembre 2011

60. Real Steel

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genre: science fiction
année: 2011
durée: 2h05

l'histoire: Dans un futur proche, la boxe a évolué pour devenir un sport high-tech. Charlie Kenton, un ancien boxeur, n'est plus qu'un manager minable qui utilise des robots bas de gamme pour des combats. Lorsque Charlie touche le fond, il accepte à contrecoeur de faire équipe avec son fils, Max, qu'il a perdu de vue depuis des années, pour entraîner un champion.

La critique d'Alice In Oliver:

En vérité, Real Steel, réalisé par Shawn Levy, s'inspire à la fois d'une nouvelle de Richard Matheson et d'un épisode de La Quatrième Dimension, dans lequel un androïde humain devient le nouveau champion de la catégorie poids lourd.
A la base, un tel concept, à savoir des robots qui se foutent sur la tronche, suscite quelques craintes. D'autant plus que Steven Spielberg sévit derrière le projet en tant que producteur.

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Pour mémoire, n'oublions pas que le cinéaste a participé activement à la trilogie Transformers. Le résultat, on le connaît...
Ensuite, le nom de Shawn Levy n'est guère rassurant. Rappelons que ce dernier est responsable de quelques inepties ou comédies sans grand intérêt: La Nuit au Musée et sa suite, le remake de La Panthère Rose en 2006 ou encore Crazy Night.

Toutefois, le résultat de ce divertissement high-tech est pour le moins surprenant. En résumé, Real Steel réussit là où la trilogie Transformers échoue.
Le film de Shawn Levy arrive donc à mélanger habilement science fiction, combats, robots guerriers, comédie et drame familial.
Enfin, Real Steel parvient également à imposer un univers intéressant en se focalisant sur ses personnages.

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Finalement, au-delà des combats de robots, Real Steel signe avant tout les retrouvailles entre un père, Charlie Kenton (Hugh Jackman) et son fils, Max.
Contrairement à Transformers, Real Steel parvient à susciter une certaine émotion. C'est donc une vieille carcasse trouvée dans un dépotoire qui va réunir à nouveau deux êtres séparés depuis des années.

Dans un premier temps, Shawn Levy brosse le portrait d'un père indigne et uniquement intéressé par l'appât du gain.
Pourtant, les quelques semaines passées avec son fils vont changer la donne. Max se prend d'affection pour un vieux robot d'entraînement qu'il trouve par hasard dans une déchetterie. Très vite, Max veut lancer ce grille pain sur deux pattes sur le ring. Le cyborg n'a aucune chance.

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Pourtant, contre toute attente, Atom (c'est le nom du robot) gagne son premier combat. Mieux encore, l'androïde enchaîne les victoires, jusqu'à affronter le champion en titre, Zeus, une machine de guerre technologique et impitoyable.
En un sens, la trajectoire d'Atom n'est pas sans rappeler celle de Rocky Balboa. Shawn Levy confère à ce nouveau challenger des temps modernes une véritable humanité. Père et fils se retrouvent à travers ce robot définitivement attachant.
Comme quoi, il est possible de réaliser de bons films avec des robots qui se cognent sur la tronche. N'est-ce pas Michael Bay ?


REAL STEEL : BANDE-ANNONCE VF Full HD Avec Hugh Jackman

Posté par Alice In Oliver à 12:34 - - Commentaires [4] - Rétroliens [0]
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