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Zombie Fever (Zomek Kahnkyah) de Kirill Kemnits (Russie)

Synopsis:

Ivan était supposé passer une soirée de rêve avec la ravissante Natalia. Mais voilà, une foutue météorite s’écrase et transforme la population russe en zombies ! Ivan se rend à l’évidence : il va devoir sauver le monde avant de passer à l'acte avec Natalia.

Avis:

La seule gageure de ce film a été d’apprivoiser les dialogues russes que je qualifierai de très peu engageant. Au-delà de cet obstacle, on se retrouve peinard, plongé dans un film de zombie comme on adore les ingurgiter. A savoir une bobine avec un scénario simpliste, des personnages caricaturaux à souhait et du sang qui tache plus que de raison. On excusera galamment les quelques faiblesses (des personnages féminins sous utilisés, une ou deux scènes manquées (remember la piscine)) pour complètement s'immerger dans les délires jouissifs du film (les scènes animées bien barrées, des séquences en mode  « jeux vidéo époque 8 bits » ou encore les élans érotico-suggestif lors de l’un ou l’autre morceau de bravoure). Du pur bonheur à l'écran jusqu'au final où l'honneur de l'entente américano-bolchévique est sauf! S'il fallait résumer ce film en un seul mot, je choisirai le vocable "FENDARD"!

Ber

Gros délire zombiesque russe avec pas mal de scènes cultes, le film est pas mal en décalage avec les canons du genre. Ici, la tête des zombies ninja tombe à la faucille et au marteau !

Arnaud (4/5)

La nuit tomba exceptionnellement tôt en ce samedi 6 avril puisque c'est sur le coup de 18h que nous entamions notre marathon nocturne (quasi) annuel sur le conseil fort avisé du sieur Arnaud, zombie avide de cervelle et d'hémoglobine parmi tant d'autres dans cette salle secondaire du Palais des Beaux-Arts. En effet, nous ne pouvions cauchemarder meilleure entrée en matière puisque Zombie fever parvient à renouveler le genre ô combien éculé du film de zombies à coups de trouvailles délirantes tout en délivrant son quota de fusillades sauvages et de morts-vivants éparpillés à travers toute la Sainte-Russie. Angles de vue originaux, raccourcis scénaristiques cartoonesques et vidéoludiques, zombies adeptes de karatéka ou de natation (Romero a-t-il jamais osé?) et humeur permanent et irrévérencieux (Poutine a-t-il apprécié?), Zombie fever, malgré un pitch convenu, surprend constamment jusqu'à un final en apothéose qui ne vaudra probablement pas au réalisateur Kirill Kemnits la reconnaissance éternelle de la Mère-Patrie.

Olive