Affiche de 'Armageddon'

L'histoire:Une pluie de météorites s'abat sur un satellite américain et la ville de New York. La NASA, devant faire face à un astéroïde massif risquant de détruire la Terre, engage des foreurs pour faire exploser la menace de l'intérieur...

La critique d'Alice In Oliver:

Avec Armageddon, réalisé en 1998, Michael Bay s'attaque à un sujet intéressant: le crash d'un astéroïde de la taille du Texas sur notre planète.
Ce qui signifie également la fin de l'Humanité toute entière. Un tel scénario catastrophe est possible, d'autant plus qu'il s'est déjà produit par le passé, il y a 65 millions d'années, provoquant l'extinction des dinosaures, et qu'il se reproduira un jour ou l'autre. C'est d'ailleurs ce que nous dit Michael Bay dans le film.

Pire encore, des pluies de météorites sur New York alertent la NASA et les hautes autorités de l'arrivée imminente d'un astéroïde de taille massive.
Notre bonne vieille planète est en danger et l'astre meurtrier risque d'anéantir l'Humanité toute entière. C'est à partir de là que le scénario se gâte sérieusement et prend une tournure hollywoodienne, voire de véritable propagande américaine.

Armageddon

La solution a pourtant un nom, tout du moins, selon Michael Bay. Elle se nomme Bruce Willis, qui campe un grand spécialiste dans le forage pétrolier, un certain Harry Stamper. En dehors de Bruce Willis, Armageddon réunit également Ben Affleck (outch !), Liv Tyler, Billy Bob Thorton, Will Patton, Steve Buscemi, Keith David, William Fichtner, Owen Wilson et Michael Clarke Duncan.
Face à l'inévitable catastrophe, le directeur des opérations de vol de la NASA, Dan Truman fait appel à Harry Stamper.

Et oui, la seule solution est d'envoyer des astronautes dans l'espace, et plus précisément sur l'astéroïde. Une fois sur place, les astronautes devront creuser et placer une charge nucléaire pour faire exploser l'astre destructeur.
Hélas, dans la réalité, un tel scénario est totalement impossible. Rassurez-vous, je n'ai pas l'intention de faire un cours d'astronomie.
Toujours est-il qu'actuellement, nous ne possédons toujours pas la technologie pour faire face à une telle catastrophe.

Si cela devait se produire (et encore une fois, cela se produira un jour ou l'autre), faire exploser un astéroïde serait probablement la pire des solutions.
L'astre serait alors divisé en plusieurs météorites dangereux se crashant sur la Terre. En vérité, aujourd'hui, la solution envisagée serait probablement de dévier la trajectoire de l'astéroïde via l'utilisation d'une navette-robot.
Voilà pour la petite anecdote, mais revenons au film.

Armageddon

Le début d'Armageddon n'a rien de très original puisqu'il reprend la trame des Feux de L'Enfer d'Andrew McLaglen, à savoir l'histoire d'un spécialiste des extinctions des puits de pétrole et de ses rapports conflictuels avec sa fille et son futur gendre.
Dans Armageddon, Harry Stamper connaît des moments difficiles avec sa fille, Grace (Liv Tyler), amourachée d'un foreur casse-cou(illes) et intrépide, Albert (Ben Affleck).

Pour le reste, Armageddon accumule tous les poncifs du genre: humour foireux, acteurs en mode cabotinage (mention spéciale à Steve Buscemi), voire totalement à côté de la plaque (le pauvre Ben Affleck est vraiment à la peine), bons sentiments (le père fort en gueule mais au coeur d'artichaut) et évidemment, de nombreux effets spectaculaires. Sur ce dernier point, Michael délivre largement la marchandise.
Un peu trop peut-être. En même temps, c'est une habitude chez le réalisateur, toujours fier de déballer la technologie de pointe des américains.

Armageddon

Il suffit de prendre l'entraînement des astronautes en mission pour s'en convaincre. Encore une fois, Michael Bay déballe l'artillerie lourde: avions de chasse, fusée dernier cri et véhicules militaires surarmés font partie du menu fretin.
Tout cela est au service de l'Amérique sauveuse du monde qui envoie donc ses héros dans l'espace pour nous débarrasser du terrible astéroïde qui menace l'Humanité toute entière. Le scénario est évidemment sans surprise.
Evidemment, quelques héros américains... pardon, quelques astronautes connaîtront une fin sordide dans l'espace.

 

Mais pour nos héros américains... Pardon, nos astronautes sont prêts à se sacrifier au nom de l'Humanité, de l'espoir et de la paix.
A cet égard, Michael Bay en profite pour nous faire partager la soudaine admiration du monde entier: les différents peuples se réunissent, prêts à supporter les héros américains... Pardon (décidemment !), prêts à supporter les astronautes dans leur mission périlleuse. Et Bruce Willis dans tout ça ?
Bah, inutile de cacher la fin, prévisible à 50 kilomètres à la ronde. Ce dernier donnera sa vie pour l'Humanité, mais aussi pour sa fille et son gendre.
Finalement, Harry considère James comme son fils même s'il ne lui a jamais dit. Ce sera d'ailleurs sa dernière parole.
C'est beau, profond, mélancolique et le tout, porté par la magnifique (bleuark !) chanson d'Aerosmith, I Don't Wanna Miss A Thing.
Allez, tous en choeur:  "don't wanna close my eyes, I don't wanna fall asleep, cause I'd miss you baby, and I don't wanna miss a thing".